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Vivre en Côte d’Ivoire : maîtriser les moyens de déplacements

Vivre en Côte d’Ivoire a bien changé…

Autrefois nos villes étaient faciles d’accès, il y avait très peu de véhicules ou du moins il y avait plus de voies et d’espaces de stationnement que d’engins motorisés. A cette époque il n’était pas rare de voir, surtout dans les villes du nord de la Côte d’Ivoire, des chariots tirés par des bêtes de somme tels que les ânes et les chevaux, on n’avait pas besoin d’aller au cirque pour voir ce genre de spectacle, ce fut la belle époque.

De nos jours circuler dans ces mêmes villes devenues de grandes agglomérations demeure un casse-tête chinois. En effet avec la démographie galopante les cités sont devenues de grandes métropoles avec des modes de transport très variés. Au réseau routier se sont ajoutés les réseaux ferroviaire et lagunaire. Les villes ont changé de physionomie et circuler librement dans un tel environnement nécessite désormais un minimum de maîtrise des moyens de déplacement.

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Circuler librement sur une superficie de 322.462 km2 (2015), avec une population estimée à 23.260.000 habitants, n’est pas chose facile et la maîtrise des moyens de déplacement s’avère plus que jamais indispensable. En effet la Côte d’Ivoire, malgré son passé récent dominé par la crise, n’a pas cessé de se développer. Tout est en chantier et les nouvelles infrastructures de transport ont beaucoup évolué. Nous avons maintenant des routes avec plusieurs échangeurs, des ronds-points avec de multiples voies de déviations et de délestages. Il est très courant de voir dans la plupart des villes, la cohabitation de plusieurs moyens de déplacement. Les véhicules de toute catégorie et se côtoient. Dans la région des lagunes et plus précisément à Abidjan par exemple pour se déplacer, on a le choix entre l’avion, le bateau, le train, la voiture. Faire le bon choix n’est évident, il faut tout d’abord répertorier les moyens disponibles et adaptés à notre cas, ensuite sélectionner celui qui répond au mieux à notre besoin de déplacement urbain ou interurbain.

Vivre en Côte d’Ivoire : classification des moyens de déplacements

La maîtrise des moyens de déplacement passent forcément par la connaissance de ceux-ci. Pour bien cerner les contours de ces moyens, il est bon de les classer en deux grandes catégories. D’une part nous avons les moyens urbains et d’autre part les moyens interurbains. Pour mieux vous expliquer on vous dira que si vous circulez à l’intérieur d’une ville vous faites appelle au transport urbain et si vous allez au-delà, c’est le transport interurbain qui prend la relève. A Abidjan les moyens de déplacement urbain sont assurés par une société publique connue sous la dénomination sociale SOTRA (Société de Transport Abidjanais) et plusieurs compagnies privées. Elles mettent à la disposition du public des bus, des minibus communément appelés GBAKA par les ivoiriens, des berlines connues sous le nom de TAXI et des bateaux bus. Alors que vous soyez à Port-bouët, Koumassi, ou Abobo, ou dans n’importe laquelle des dix communes que compte Abidjan, vous avez toujours le choix entre ces différents modes de déplacement.

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Ce qu’il ne faut pas oublier en revanche, ce sont les tarifs des trajets qui diffèrent. Hors d’Abidjan à l’intérieur du pays par contre vous n’avez pas autant de choix, disons le nettement. Ce sont seulement les taxis qui relient les différents quartiers. Pour ce qui est de la catégorie des transports interurbains, deux ou trois choix s’offrent à vous, en fonction de la position géographique de votre ville. En effet en partance d’Abidjan, vous pouvez prendre l’avion, le train ou l’autobus. Toutefois cela dépend de la position géographique de votre destination. L’avion et le train vous conviendraient si votre destination est desservie par les deux ou l’un des deux, sinon il vous reste que l’autobus.

De ce fait l’autobus reste le moyen de déplacement interurbain le plus accessible et c’est lui qui fait la liaison de la quasi totalité des villes de la Côte d’Ivoire. Alors maîtriser ces deux catégories de moyens de déplacement est un atout qui vous permettra d’avoir une longueur d’avance sur les autres et vous serez rapide et ponctuel dans vos voyages.

La catégorie urbaine

Connaître les différents éléments de ce mode de déplacement est un atout considérable. En effet chaque fois que vous voulez vous déplacer dans un quartier à l’intérieur du pays, vous avez besoin d’un véhicule de transport privé. Par exemple à Bouaké dans la région du Gbêkê au centre du pays, vous n’avez droit qu’aux taxis;

A Abidjan en revanche, c’est un éventail de propositions et de tarifs qui s’offre à vous. D’abord vous avez l’autobus de la société publique SOTRA. Il dessert toutes les dix communes de la capitale et le tarif des tickets est fixé à 200 F CFA pour les bus ordinaires et 500F CFA pour l’express : la classe affaire, il y a deux types de bus, ceux de 40 places assises et ceux de 27 places appelés wibus qui offre une connexion à internet haut débit et illimité permettant de vous connecter durant le trajet. Vous avez aussi les bateaux bus « Monbato »de la même société qui assure la liaison entre les quartiers de Treichville, du Plateau, de Yopougon Abobodoumé et de Cocody Blockhaus au tarif de 200 F CFA. Ensuite vient le taxi, c’est une berline de 5 places, une pour le conducteur et le reste évidemment pour les passagers.

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Il est reconnaissable à sa couleur orange à Abidjan et Bouaké, blanche avec des bandes verte et orange à Yamoussoukro la capitale politique, verte à Bonoua, orange aussi à Dabou. Il a des tarifs négociés en fonction de la distance. Par exemple à Abidjan vous avez le choix entre négocier la distance ou passer au compteur. Si vous optez pour le second choix alors prier pour ne pas de tomber dans un embouteillage, sinon votre note sera très salée à l’arrivée. Nous avons aussi d’autre type de taxis appelé wôrô-wôrô. Il y a deux catégories, ceux qui sont à l’intérieur des communes et ceux qui relient une commune à une autre.

Certains ont des couleurs distinctifs, exemple les taxis verts à Koumassi et Marcory, jaune à Port-Bouët, bleus à Treichville et Yopougon. Ils ont un tarif fixe, 200 F à 300F CFA à l’intérieur des quartiers et de 500 F FCFA à 900 F CFA pour au delà. Enfin viennent les minicars banalisés communément appelés « gbâkâ ». Ils relient presque toutes les communes et ont des lignes très précises avec des tarifs fixes allant de 200 F cfa à 800 F cfa . Selon une étude réalisée sur les mini cars (gbâkâ) et les taxis (wôrô wôrô) respectivement au nombre de 8000 et 11000, transportent 2.600.000 à 3.452.800 personnes par jour, soit environ 65% du parc automobile d’Abidjan.

La catégorie interurbaine

Elle est assurée uniquement par les compagnies privées pour ce qui est du transport routier, une compagnie nationale pour le transport aérien et une internationale de transport par rail, la seule d’ailleurs qui relie la Côte d’Ivoire au Burkina Faso par voies ferrées. Comment moyens de déplacement interurbain, nous avons : l’avion, le train et l’autobus. Au niveau aérien Air Côte d’Ivoire dessert les villes de Bouaké, Korhogo, Odienné, Man et San-Pédro. Par voies ferroviaires, la SITARAIL société internationale de transport par rail relie toutes les grandes villes traversées par le chemin de fer d’Abidjan à Ouangolo au nord à la frontière avec le Burkina Faso. Les tarifs pour les vols domestiques s’élèvent à 45 000F CFA pour Bouaké, 85 900F CFA pour Korhogo, pour Odienné 90 900F CFA, Man 75 900F CFA et San-Pédro 80 900F CFA pour les tarifs du train, ils varient autour de 20 000F à 25 000F CFA.

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En matière de déplacement interurbain, le réseau routier demeure le moyen le plus fréquenté. En effet les autobus et minicars sont les plus sollicités et il y a plusieurs départs et arrivées dans une journée. Le passager a le choix entre plusieurs sociétés puisque le secteur est ouvert à la concurrence. Par exemple si vous voulez vous rendre à Korhogo au nord, vous n’avez pas moins de quatre compagnies qui vous offrent leur service. C’est pareil pour de nombreuses agglomérations et le nombre diminue en  fonction de la taille et la densité de celles-ci.

Vivre en Côte d’Ivoire : le plan de TripAfrique pour circuler en toute liberté

Circuler librement en Côte d’Ivoire est chose facile pour ceux qui maîtrisent les moyens de déplacement sur place. Il y a toute une multitude de moyens de transport. Avion, bateau, train et voiture, tout y est. Mais ce n’est pas donné à tous de pouvoir cerner les contours de ce secteur. En effet, il faut une étude préalable menée en amont avec les décideurs et en aval avec les exécutants, car il s’agit d’un secteur très complexe qui implique les domaines, tels que les assurances, les banques, les concessionnaires automobiles. Cette étude va permettre de connaître dans les moindres détails, les opérateurs fiables du secteur.

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C’est sur la base de ce genre d’études rigoureusement menées sur le terrain que la compagnie TripAfrique établit des données fiables qui permettront aux différents usagers de sa plate-forme de maîtriser les moyens de déplacement pour mieux s’orienter. En effet avec TripAfrique vous aurez le plan idéal pour tous vos déplacements, c’est-à-dire que vous saurez où sont situées les meilleures compagnies de transport, vous pourrez acheter vos tickets de bus en ligne le plus simplement possible tout en discutant avec vos amis sur les réseaux sociaux ou encore en prenant un petit café au coin de la rue.

Crédit image : geocarrefour.revues.org, imatin.net, infrastructures.gouv.ci

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