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La ville d’Abidjan : comment éviter les bouchons ?

La ville d’Abidjan est une agglomération d’environ 4.707.000 habitants qui s’étend sur une superficie de 442 km2. C’est l’une des villes les plus peuplées de l’Afrique de l’ouest, le réseau routier est en pleine expansion. Le trafic routier est dense et les moyens de déplacement tels que les mini cars et taxis transportent pour 19000 véhicules, 2.300.000 passagers par jours. Imaginez-vous ce que cela représente en terme de déplacement de population sur le territoire du district. Il est très fréquent de voir des embouteillages à certaines heures de la journée si bien qu’on se demande souvent comment éviter les bouchons ?

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Les déplacements des populations à l’intérieur des différentes communes d’Abidjan d’une part et d’autre part de celles qui viennent des villes environnantes voire du pays profond, rendent très souvent le trafic au niveau de la capitale économique très dense et difficile. En effet il n’est pas rare d’observer au cours de la circulation des embouteillages. Ces bouchons ne sont pas statiques, ils évoluent et changent de tronçon par moment. C’est un problème réel et commun à toutes les grandes métropoles mais comment le résoudre reste la question cruciale. Comme le disent souvent les ivoiriens « il n y a pas de problèmes sans solutions ».

Effectivement les embouteillages ne sont pas une fatalité on peut les éviter mais pour cela il faut poser le bon diagnostic. Pour mieux cerner le sujet il faut comprendre le fonctionnement de la circulation routière et connaître les acteurs mis en cause. A Abidjan par exemple nous avons dix communes de différentes densités et de géométries variables. Les populations y circulent toute la journée, les embouteillages sont fréquents et les facteurs mis en cause divergent d’une commune à une autre.

L’état du réseau routier dans la ville d’Abidjan

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C’est l’élément essentiel de la circulation sans lui il n’y a pas de déplacement. En côte d’ivoire, le réseau routier compte 82.000 km de routes interurbaines classées, dont 6.500 km de routes revêtues, et 4.000 km de voiries urbaines, en majorité concentrées à Abidjan. Même s’il a connu un retard accumulé d’investissement et d’entretien depuis plus d’une décennie, force est de constater qu’il est en pleine réhabilitation. En effet le déficit d’investissement dans ce secteur a créé une inadéquation entre le nombre de véhicules et le nombre de routes. Le parc automobile quand bien même vieillissant s’est accru au fil du temps contrairement à la voirie qui n’a pas assez évolué.

Le constat sur le terrain est qu’aux heures de pointes, sur les grandes artères et à des zones spécifiques telles que les carrefours, les ponts, les passages à niveaux et les gares routières, il y a des embouteillages. Ces bouchons ne sont dus à rien d’autre qu’au flux de véhicules cherchant tous à accéder ou partir d’un endroit au même moment. Par exemple à partir de 12 h UTC, sortir du Plateau cité administrative et centre des affaires est vraiment difficile. Plusieurs véhicules de particuliers mêlés au transport en commun quittent au même moment la commune en direction des quartiers périphériques. Dans l’après-midi c’est l’effet contraire et cela est amplifié par l’état de dégradation du pont Félix Houphouët Boigny.

C’est le même scénario au niveau du rond-point Akwaba dans la commune de Port-Bouët, le tronçon Marcory – Treichville par le boulevard Valérie Giscard d’Estaing et l’échangeur d’Agban sur l’axe Adjamé – Yopougon et Adjamé-Williamsville. Pour ces différents axes routiers les embouteillages sont dus la nécessité de réaménagement de certaines infrastructures. Effectivement le rond–point Akwaba de Port-Bouët ne répond plus au besoin des usagers de la route pas parce qu’il est dépassé, mais plutôt parce qu’il a besoin d’un aménagement pour faciliter la circulation.

Aux heures de descentes, de 4h de l’après-midi jusqu’aux environ 8h (UTC) du soir voire au delà, la circulation est au ralenti dans le sens Koumassi – Port-Bouët, c’est le même problème sous l’échangeur d’Agban dans la commune d’Adjamé. En effet la bretelle menant à Williamsville et Abobo est devenue tellement exiguë pour les véhicules qu’à certaines heures, la circulation est à la limite de l’impossible. Cependant les embouteillages ne sont pas les seuls faits du réseau routier, il faut aussi considérer l’état des panneaux de signalisation routière.

L’état des panneaux de signalisation

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Ils sont à l’image du réseau routier, le manque d’entretien et de renouvellement de certains panneaux cause de nombreux désagréments. En effet les embouteillages à certains endroits de la ville d’Abidjan sont dus au mauvais fonctionnement ou à l’inexistence de panneaux de signalisation. Ceci est dû d’une part aux actes de vandalismes des riverains et d’autre part aux vols savamment orchestrés par les artisans qui les recyclent en marmites, fourneaux, bassines, et ustensiles de cuisines, pour le bonheur des dames et le malheur des conducteurs. Les indications sur le réseau routier sont rares, du fait de  l’absence des panneaux de signalisation. Ils ont presque totalement disparu des accotements dans la plupart des communes d’Abidjan.

Le déficit de ces moyens de signalisation est un gros handicap pour la fluidité routière en ce sens que la route obéit à une codification que seuls les panneaux permettent de signaler aux usagers, d’où l’emploi de l’expression panneau de signalisation. A cela s’ajoute la dépendance des feux tricolores du réseau électrique général, les coupures d’électricité par moment créées de grands bouchons dus au non-respect des règles de priorité en pareille circonstance. En 2014, un programme judicieux de réhabilitation de 500 panneaux de signalisations routières avait été mis en place par la mairie du Plateau.

Il prévoyait 300 panneaux d’adressages, de signalisation horizontale sur la chaussée (bandes blanches continues et discontinues, passages cloutés) ainsi que de police (stop, sens interdit, danger particulier, passage à niveau, etc.). L’année dernière le gouvernement ivoirien à travers son premier ministre a lancé un programme de réhabilitation de la signalisation sur la ville d’Abidjan, cela concerne 57 intersections et comprend la signalisation de direction, la signalisation de police, la signalisation horizontale ainsi que l’aménagement des points singuliers (passages piétons), cela fait partir du deuxième contrat de désendettement et de développement (C2D) qui coûtera 3.5 milliards de FCFA. En dehors des panneaux, il existe un autre facteur très important, il s’agit du facteur humain.

La ville d’Abidjan : le facteur humain

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C’est le plus important en ce sens qu’il est au cœur même du dispositif. En effet le facteur humain occupe une place de choix et son action est non négligeable dans le bon fonctionnement du réseau routier. Les embouteillages sont dus en grande partie aussi à l’incivisme des conducteurs. Dans la ville d’Abidjan on a affaire à deux catégories de conducteurs, il y a d’un côté les bons et de l’autre les mauvais. Les bons conducteurs sont pour la plupart du temps ceux des véhicules personnels, des véhicules de représentation diplomatique et de l’administration ivoirienne.

A ceux-ci s’ajoute aussi les conducteurs des autocars de transport des sociétés telles que les banques, les hôtels, les compagnies aéroportuaires et portuaires, la SOTRA, etc. Les mauvais conducteurs sont les chauffeurs des taxis communément appelés wôrô-wôrô et ceux des mini cars (gbâkâ). Ce sont les plus indisciplinés du réseau routier, ils sont non seulement à la base de nombreux embouteillages mais aussi de plusieurs accidents de la circulation. Ces chauffards ont presque réinventé le code de la route, ils ont horreur des ralentissements et parfois pour contourner cela, ils amplifient l’effet jusqu’à créer un véritable bouchon. Il n’est pas rare de les voir griller les feux tricolores, rouler en sens inverse, rouler des fois sur le trottoir et tenter des dépassements risqués voire impossible.

C’est encore plus grave quand les feux tricolores ne fonctionnent pas, même les règles élémentaires de conduites, à savoir les cas de priorités de la grande circulation, de priorité à droite, de céder le passage et de courtoisie sont foulées aux pieds par ces anarchistes des temps modernes. Les accidents de la circulation occasionnés par ces mauvaises conduites, sont aussi à la base des embouteillages. Les statistiques 2015 de l’office de la sécurité routière (OSER) montre que 94% des accidents est dû au facteur humain (conducteurs ou usagers) et 6% sont imputables aux autres facteurs comme le mauvais état des routes et aussi des véhicules. Après ces diagnostics non exhaustifs quelles sont les solutions pour éviter les bouchons ?

Les solutions pour éviter les bouchons dans la ville d’Abidjan

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En la matière il n y a pas de solution miracle, cela passe forcément par la résolution des différents problèmes évoqués plus haut. En effet l’Etat de Côte d’Ivoire a trouvé un début de solutions à ces embouteillages interminables de la ville d’Abidjan. Il a lancé un vaste programme de réhabilitation de la voirie urbaine qui a vu la construction d’échangeurs, de ronds-points, des voies de déviation et de rattrapage et aussi du pont à péage, dans la commune de Cocody. A cela s’est ajoutée la réfection des feux tricolores avec l’arrivée des feux intelligents dans le paysage routier. Ce sont des feux numériques qui décomptent le nombre de secondes qui s’écoule entre les différents couleurs des feux tricolores et ordonnent aux piétons de traverser la route. Les panneaux de signalisations ne sont pas restés en marge de la réhabilitation et de la rénovation, plusieurs ouvrages ont été pris en compte dans ce vaste chantier.

Pour ce qui concerne l’incivisme de certains usagers du secteur routier, une mesure visant à instaurer les permis à points, est en instance d’étude. Un permis à points est un permis qui est constitué d’un capital de points qui le rend valable. A chaque infraction au code de la route, un agent des forces de l’ordre vous informe du principe et des points vous sont retirés, si le total cumulé des points retirés dépasse la limite autorisée, votre permis vous est retiré. En somme, ce sont autant de mesures qui visent à sanctionner sévèrement les contrevenants afin de leur inculquer une bonne habitude en matière de conduite. Enfin pour que tout cela fonctionne il faut que tout le monde s’implique dans l’observation et la pratique des solutions proposées.

Les solutions TripAfrique pour éviter les embouteillages

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Comment le dit le proverbe « mieux vaut prévenir que guérir », à défaut donc de venir totalement à bout des bouchons, la meilleure solution reste de les anticiper. En effet les heures des embouteillages étant connues et les différentes zones étant ciblées à l’avance, il reste à trouver des méthodes efficaces pour les contourner, c’est l’une des solutions que TripAfrique propose à travers sa plateforme en ligne. Avec cette compagnie vous avez droit par exemple à la réservation et à l’achat de ticket en ligne. C’est une stratégie qui vous évite le déplacement et donc les embouteillages. En plus elle vous permet de gagner en temps et d’économiser. Une autre solution est d’éviter les trajets inutiles dans les gares routières à la recherche de compagnie de transports fiables et professionnelles.

TripAfrique vous met directement en contact avec les meilleures compagnies de la place pour vous permettre d’effectuer un voyage paisible et dans de bonnes conditions. Les solutions de TripAfrique sont multiples adhérez tout simplement à sa plate-forme et vous y trouverez toute une panoplie de méthodes innovantes pour vous simplifier la vie.

Crédit image : wikipédia

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