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Les forgerons : découverte avec TripAfrique

Aujourd’hui il est plus facile de trouver des dabas, que des forgerons. Pourtant ce sont les concepteurs. Tous nous savons ce que font les forgerons, mais la plupart d’entre nous n’en ont jamais vu. C’est pour combler cette ignorance que TripAfrique nous fait voyager dans l’univers des forgerons. Où les trouve-t-on ? Qui sont-ils et que font-ils ? Pour satisfaire votre curiosité, allons à la découverte des forgerons avec TripAfrique.

Les forgerons d’Afrique


Forgerons-un-vieux-forgeron-et-ses-arpètes

La découverte des forgerons avec la compagnie TripAfrique est rendue possible grâce à une étude minutieuse menée par celle-ci. En effet, les forgerons, ça ne courent pas les rues, pour les voir, il faut savoir où les trouver. En Côte d’Ivoire, l’on les trouve un peu partout, du centre au Nord du pays. Mais leur zone de prédilection demeure particulièrement le district des savanes. Il est situé au Nord de la Côte d’Ivoire à environ 600 km d’Abidjan. Le chef-lieu de district est Korhogo. Il est composé de trois grandes régions qui sont : Poro, Tchologo et Bagoué. Le district des savanes s’étend sur une superficie de 40 323 km2 avec une population estimée à 1 388 142 habitants. Cette zone est essentiellement peuplée de Sénoufos, Malinkés et aussi d’une minorité de bergers Peuls. Le district des savanes est limité :

Au Nord par le Mali et le Burkina Faso,

Au Sud par les districts de Woroba et Bandama,

A l’Est par le Zanzan,

A l’Ouest enfin par Denguélé.

Le district des savanes est une région essentiellement agricole, mais on y trouve d’autres activités telles que l’élevage et le commerce. Cette région renferme aussi de nombreuses attractions touristiques dont les plus célèbres sont notamment les forgerons et leurs hauts fourneaux. Mais qui sont ces forgerons en réalité et où vivent-ils ? Pour mieux les connaitre et bien les voir faites vos réservations via http://tripafrique.com/ et allez les rencontrer au Nord.

Qui sont les forgerons et où vivent-ils en réalité ?Forgerons-un-village-de-forgerons-senoufos

Une petite incursion dans l’univers des artisans forgerons, nous a permis de savoir trois choses fondamentales. La première c’est leur origine, qui sont –ils en réalité ? La seconde c’est leur cadre de vie, où vivent-ils ? Et enfin la troisième c’est le métier et ses secrets, que font-ils ? Après la délimitation de leur zone géographique située exclusivement au Nord, il est facile de connaitre leur groupe ethnique. En effet les forgerons sont localisés dans plusieurs villages de la cité du Poro. Les villages les plus connus sont Kasombarga et Koni, de véritables villages sénoufos.

Koni situé à 15 km sur l’axe M’bengué – Korhogo est le plus célèbre. C’est un village touristique réputé pour la qualité de ses artisans forgerons et aussi pour ses hauts fourneaux traditionnels. Le peuple là-bas est ancré dans la pure tradition sénoufo, fait d’initiation et d’adoration. Même s’il y a eu un peu de modernisation avec quelques maisons enduits, les cases et les greniers demeurent. Koni bénéficie d’une ressource naturelle rare dans les autres régions, c’est le fer. Grace donc à ce minerai magique et l’habileté de ses artisans ce peuple sénoufo a eu une renommée. Dans le village il existe une mine de fer qui est exploitée traditionnellement par les populations. Tous les outils rudimentaires tels que les dabas, machettes, haches, couteaux, etc, sont faits par eux. Koni vous offre la possibilité d’assister à la fabrication d’outils. Cela commence depuis le stade de l’extraction du minerai brute jusqu’à la phase de la livraison du produit fini. C’est un spectacle fascinant que vous offrent les forgerons à travers ce qu’ils savent faire le plus dompter le fer. Parfois les mots sont limités pour décrire la réalité alors prenez vos tickets sur http://tripafrique.com/ et allez voir vous-même.

Les différentes étapes de la création d’un outil par le forgeron.Forgerons-une-coulée-de-métal-dans-une-fonderie

Comme toute activité humaine, l’art de la forge s’apprend. C’est un métier qui se transmet de père en fils. Comme quoi il ne suffit pas d’avoir le minerai de fer, il faut savoir le manier. Le fer est extrait manuellement de la terre ferrugineuse et traité minutieusement pour ôter toute impureté. Ensuite différents moules d’outils précis sont conçus dans la terre noire. Après la fonte du métal, il est coulé dans les moules de terre. Après quelque moment de refroidissement à l’air ambiant, les moules sont cassés à coup pour libérer les outils déjà. Ces outils fraichement fabriqués sont ensuite peaufiner à la main grâce à des limes et à d’autres instruments de finition. Certains instruments n’admettent pas de moules, ils sont forgés à la main avec le marteau et l’enclume. Le métier de forgeron a beaucoup évolué dans le temps et certaines méthodes ancestrales ont fait place à de nouvelles.

Les besoins des populations se sont accrus et leurs exigences sont devenues incontournables. Pour répondre à cela les forgerons ont adaptés les modes de conception et de réalisation des objets utilitaires et décoratifs. A ce propos une étude de mémoire de master est menée dans cette région. TripAfrique la partage avec vous. Cette étude est intitulée « Forgerons de la région de Korhogo (Côte d’Ivoire) : essai en anthropologie des techniques ».

Cette étude réalisée en 2012 est intitulée «Forgerons de la région de Korhogo (Côte d’Ivoire) : essai en anthropologie des techniques ». C’est une analyse pertinente faite sur le milieu de la forge en pleine mutation dans les campagnes nordistes.Forgerons-tracteur-de-labour

Elle est publiée sur la bibliothèque numérique de l’université de Neuchâtel en Suisse. http://doc.rero.ch/record/31734 En effet selon elle, l’environnement de la forge connait de grands bouleversements. Les responsables sont les nouvelles techniques de forges et les fers de récupération utilisés comme matière première dans les ateliers. L’arrivée de ces matières premières de substitution, va obliger les forgerons à adapter les nouveaux procédés de fabrication. A terme, certains instruments ancestraux disparaîtront pour laisser place à d’autres plus efficaces et adaptés à la production de masse. Les soufflets faits de peau d’animaux ont été remplacés par des moteurs électriques plus efficaces pour souffler les fourneaux. L’auteur Monsieur Duc Philippe veut partager ses incertitudes quant à l’avenir ce métier ancestral et de ceux qui les incarnent. Tôt ou tard, la nécessité des nouveaux moyens de production amplifiée par les besoins croissants des populations prendra le dessus. A cet effet des unités modernes de construction des outils de travail verront le jour. La demande de certains instruments baissera au profit d’autres. Par exemple les tracteurs de laboure remplaceront les houes dans les champs. Les arrosoirs disparaitront pour laisser place à d’autres méthodes d’irrigation plus efficace et à grande échelle.

Comme le dit feu le président Félix Houphouët Boigny : « le vrai bonheur on l’apprécie que lorsqu’on l’a déjà perdu ». Cette citation est d’autant plus vraie que certains sites touristiques répertoriés par TripAfrique sont en voir de disparition. En effet TripAfrique mène des investigations en pays profond pour retrouver des curiosités touristiques qui méritent d’être vues. A travers cet article, nous faisons la connaissance des forgerons et de leur cadre de vie, chose que beaucoup d’entre nous ne savent pas. Tous les détails sur leur vie et la région qu’ils occupent sont fournis. Nous allons au contact des autres peuples et de réalité différente de la nôtre. TripAfrique nous permet à travers sa plateforme en forme en ligne, de payer notre ticket de bus. En plus nous avons beaucoup d’informations sur place en un clic. Nous savons désormais où allez en cas de vacances. Finir les tergiversations sur les destinations touristiques, TripAfrique nous simplifie la tâche et nous recommande des compagnies de transport fiables.

 

Crédits images : www.liliaumali.canalblog.com ; www.lemag.corsair.fr ; www.forgeronafricain.blogspot.com ; www.wikiagri.fr