transport en commun abidjan

Le transport en commun Abidjan : pour tout comprendre

Transport en commun Abidjan : les acteurs du transport

Le domaine du transport ivoirien en général et abidjanais en particulier doit sa croissance et sa pérennité aux différents acteurs qui le composent. En effet le secteur de transport en commun abidjan en plus d’être complexe est très dynamique, il ne survivrait pas sans une bonne organisation préalable et une répartition efficace des différentes taches quasi quotidiennes de ses composants.Les différents acteurs regroupés dans le transport abidjanais se composent de personnes physiques et morales. D’abord nous avons l’Etat ivoirien représenté par divers ministères et organismes, ensuite les sociétés de transport et enfin les syndicats et individus.

Les ministères et organismes

Le ministère du transport

Il est régi par : le décret n°2011-401 du 16 novembre 2011 portant son organisation. Sa mission se résume principalement dans la mise en pratique et le suivi de la politique du gouvernement en matière de modernisation du système des transports. Ses objectifs sont concis et précis :

  • Améliorer le cadre juridique, institutionnel et organisationnel du secteur ;
  • Organiser et favoriser le développement des transports ;
  • Améliorer et faciliter l’accessibilité des couches socioprofessionnelles aux services de transports efficaces et suffisants.

Le ministère des infrastructures économiques

Il est quant à lui régi par : le décret n°2012-615 du 06 Juillet 2012 portant son organisation. Sa mission, c’est la mise en œuvre et le suivi de la politique du gouvernement en matière d’équipement en infrastructures dans le domaine des travaux publics : routes et ouvrages d’art et aussi transports aériens, ferroviaires, maritimes et fluvio-lagunaire. C’est le maître d’ouvrage chargé du suivi, de la conception et de la réalisation des :

  • Aérodromes et ports ;
  • Chemins de fer urbains et nationaux
  • Réseau fluvio-lagunaire

Les établissements et organismes rattachés

Ce sont essentiellement des structures sous la tutelle du ministère des infrastructures économiques, nous avons :

  • Agence de gestion des routes (AGEROUTE)
  • Fonds d’Entretien Routier (FER)
  • Laboratoire du bâtiment et des Travaux Publics (LBTP)

Les sociétés de transport en commun Abidjan

Elles sont généralement composées de :

  • Société individuelle
  • Société A Responsabilité Limitée (S.A.R.L)
  • Société Anonyme (S.A)
  • Groupement d’Intérêt Economique (G.I.E)
  • Coopératives

Les syndicats

C’est une association de personnes physiques ou morales dont l’objectif est la défense collective et individuelle des intérêts professionnels communs.

  • Les syndicats de chauffeurs ;
  • les syndicats transporteurs ;
  • les syndicats de chargeurs

Ce sont donc ces différents acteurs qui alimentent la vie du secteur des transports. Cependant de tous ces acteurs ceux liés directement au secteur des transports terrestres et plus précisément du transport routier, sont remarquables. En effet certains d’entre eux s’illustrent de la très mauvaise manière.

Le transport en commun Abidjan : Les champions de l’incivisme

Le secteur du transport routier et plus particulièrement celui du transport privé, connaît de nombreux problèmes. Ce sont généralement des difficultés structurelles, organisationnelles et fonctionnelles. Elles sont aussi liées au racket, à la corruption à grande échelle, au manque d’encadrement et de contrôle des différents acteurs du secteur.

Ce milieu est miné par de graves insuffisances qui ralentissent son évolution, et pourtant c’est l’un des plus grands pourvoyeurs d’emploi et de recettes financières du pays. Il a favorisé la naissance de plusieurs entreprises directement liées au transport ou rattachées à celui-ci.

Il faut savoir que le transport privé routier est né du déficit de moyen de transport public lui-même victime d’une démographie galopante. La population abidjanaise s’est accrue ces dernières années. Cela est dû, d’une part à l’effet des crises successives qu’a connues le pays avec le déplacement des populations vers les grandes métropoles plus sécurisées, d’autre part au ralentissement des taux de mortalité en général et infantile en particulier.

transport en commun abidjan gbaka adjame lepointsur

Tous ces mouvements de masses dans une capitale économique en perpétuelle extension, va engendrer sûrement un besoin réel de mobilité de la population. En effet certaines habitudes vont changer, dorénavant les cités administratives et les zones industrielles seront éloignées des cités résidentielles, les quartiers et villes périphériques d’Abidjan, vont connaître de réelle affluence.

Le secteur informel

C’est dans le souci de répondre favorablement aux attentes des populations que va s’installer un secteur de transport informel avec tous ses corollaires de problèmes. Surexcités par la manne que génère quotidiennement ce milieu, plusieurs structures vont se mettre en place pour gérer et encadrer ce secteur. Dès lors on assiste à la création de nombreux syndicats et de sociétés de transport de tout genre. Les gares routières poussent de partout et bientôt ce sont les chaussées qui font office de gares de fortunes. N’ayant pas été prises en compte dans le plan d’urbanisation, ces gares viennent encombrer et dénaturer les différentes agglomérations

transport en commun abidjan gbaka adjame gbaka

Malheureusement la plupart de celles-ci n’ont aucun agrément et n’obéissent à aucune réglementation en la matière, et comme cela n’est pas autorisées par la loi, on assiste à une anarchie totale. L’Etat de droit va laisser place à une organisation mafieuse gangrenée par le racket et la corruption.

Les acteurs les plus controversés du transport abidjanais restent le trio chauffeur, chargeur et syndicat. Ce sont les champions de l’indiscipline sous toutes ses formes. Ils sont désobéissants, très impolis et manquent de courtoisie à l’égard de ceux-là même qui leur permettent de faire leurs recettes de la journée, c’est-à-dire les passagers. Dans la circulation ils sont les premiers à ne pas respecter les codes de la route. Dépassement abusif, non-respect des feux tricolores, refus de priorité, refus de céder le passage. Ils vont même jusqu’à stationnement sur la chaussée et en pleine autoroute pour prendre des passagers, mettant en danger la vie des autres. En plus ils ne tardent pas à faire recours à la force pour régler leur compte avec les usagers. Ce qui compte à leurs yeux, c’est de réunir rapidement la recette du jour avec une bonne marge bénéficiaire pour eux, et cela au péril de leur vie et de celle des clients. L’état de leur outil de travail ne leur importe guère.

En effet, on peut nettement voir le manque d’entretien de ces véhicules, carrosserie rattrapée par endroit, pare-chocs déformés, clignotants souvent hors service ou carrément inexistants, les phares purement décoratifs car une fois la nuit tombée, ils n’éclairent pas plus forts qu’une lampe de poche. Les pneus pour la plupart n’ont plus de structures, tout est lisse et le système de freinage laisse à désirer, en cas de danger particulier, bonjour les dégâts.

Selon une étude récente de l’OSER, la Côte d’Ivoire compte 6000 accidents qui entraînent environ 600 morts et 13700 blessés avec des pertes financières avoisinant les six milliards de francs CFA par an et cela est dû en grande partie à l’indiscipline et l’inobservation du code de la route.

En réalité tous ces problèmes ont une seule origine le manque d’éducation et de formation des différents acteurs du secteur. Une petite enquête menée sur le terrain a montré que la majeure partie des effectifs de ce trio est soit illettrée ou analphabète, et le plus haut niveau d’étude, ne dépasse pas le brevet de premier cycle des lycées et collèges. Très rares sont les bacheliers, et comme le dit l’adage  « au royaume des aveugles le borgne est roi ». Les seuls qui peuvent apporter le changement au sein même de ces organisations et associations n’ont pas plus de jugeotes que ceux qu’ils mènent.

C’est un sombre tableau qui n’honore pas ce milieu et qui reste à corriger. Le comble c’est que la plupart des chauffeurs ont eu leur permis dans des conditions douteuses, ils ne savent rien en matière de codes de la route. Demandez à un chauffeur de respecter scrupuleusement les codes de la route alors qu’il ne sait même pas ce que c’est, revient à faire des signes à un aveugle.

En ce qui concerne les syndicats, la plupart ignorent qu’ils sont une organisation à but non lucratif qui a pour objectif de préserver les intérêts collectifs et individuels de ses membres. Paradoxalement, ce sont les membres qui sont les plus rackettés. Ils cotiser quotidiennement et ont obligation de payer sinon leurs véhicules seront immobilisés.

transport en commun abidjan chargeur racket

Devant cette impuissance, les chauffeurs, les grandes victimes, doivent tous les matins payés des tickets qui font office de laissez-passer pour la seule journée, le lendemain, ils devront répéter la même opération quotidiennement tant que le véhicule ne présente aucune défaillance technique et est apte au transport des passagers.

Ces syndicats s’imposent grâce à des personnes réputées pour leur violence et disposant de moyens répressifs pouvant faire respecter leurs lois. Ce sont des gens marqués de cicatrices, signes particuliers de leur parcours de caïds, ils sont pour la plupart bien baraqués, très souvent munis d’armes blanches, toujours prêt à en découdre par la force. Rien ne leur faire peur, ils sont presque chaque fois dans un état second dû à la consommation d’alcool et stupéfiants. Mieux vaut ne pas avoir à faire à eux, même si vous êtes un champion du karaté toutes disciplines confondues.

Ils mettent la plupart des gares routières informelles et de fortunes de toutes les villes et communes en respect. Les responsables de ses syndicats n’hésitent pas à mettre certains de leurs membres dans les gares pour faire respecter leurs lois. Ils vont jusqu’à affronter leurs confrères en combat singulier pour s’imposer. Ce sont des personnes qui se battent en meute et ne reculent devant rien. Vous n’aurez pas le temps de désarmer trois que dix vous envahiront.

transport en commun abidjan gnambro transport abidjan

Ce sont les plus grands indisciplinés du transport routier privé et ils jettent par la même occasion l’opprobre sur le reste du secteur par leur mauvaise réputation. Fort heureusement ces problèmes sont circonscrits au domaine du transport privé urbain et connaissent actuellement un début de solution.

Effectivement depuis leur prise de fonction, les ministres respectifs des transports et des infrastructures économiques ont beaucoup fait en matière de réformes pour améliorer et assainir ce domaine. Une politique de restructuration a vu le jour avec en priorité la révision de tous les textes relatifs au transport routier et à la construction d’infrastructures modernes facilitant la bonne marche de cette activité. Tous les dysfonctionnements constatés sur le terrain, ont fait l’objet d’études spéciales en vue de trouver des solutions définitives ou palliatives en attendant d’avoir les meilleures recettes.

Dans une récente séance d’information qui a eu lieu le 30 juin 2016 face au parlementaire ivoirien, le ministre des transports M Gaoussou Touré, a fait un tour d’horizon sur son univers. Il est revenu sur les problèmes de son secteur et n’a pas manquer de proposer des solutions.

Pour le volet formation des futurs chauffeurs, les TIC ont fait leur apparition avec les centres de gestion intégrée pour produire des documents, des bases de données et des statistiques fiables. La mise en œuvre de ces outils a permis de filtrer le milieu des auto-écoles et mettre 150 structures sur 350 sous sceller pour fraude sur le permis de conduire.

Pour la question des grands indisciplinés, une formation est entreprise en vue de refaçonner 400 d’entre eux pour une insertion réussie dans le secteur du transport routier. Pour les gares routières, le ministre a révélé des nouvelles dispositions dans la législation en matière de construction de gares, cela signifie la fin des gares anarchiques. Par ailleurs il a reconnu le retard accusé dans la création des nouvelles gares routières.

TripAfrique la solution innovante

Ce qu’il faut retenir c’est que tout n’est pas sombre dans le milieu du transport routier privé, plusieurs sociétés bien organisées et bien constituées légalement tirent leur épingle du jeu. En effet si le secteur résiste encore aux différentes turbulences, c’est réellement grâce à celles-ci. C’est sur ces solides piliers que la compagnie TripAfrique a déployé toute sa batterie d’innovation pour ce secteur. Et comme on le dit souvent « il n’y a pas plus aveugle que celui qui refuse de voir », les solutions sont déjà là et à la portée de tous. Finis donc les attentes interminables dans les guichets et les risques d’agressions inutiles dans les gares de fortunes, adressez-vous au spécialiste du métier et vous gagnerez en temps et en argent. TripAfrique vous épargne toutes ces difficultés à travers sa plate-forme multidimensionnelle.

Crédit images : oldesign, lepointsur.comlinfodrome.comimatin.net

Une réflexion sur « Le transport en commun Abidjan : pour tout comprendre »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *