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Bouaké : la découverte avec TripAfrique

Bouaké a été révélée grâce aux échanges et traités commerciaux au 19ème siècle avec l’arrivée de Samory Touré dans cette ville. Les échanges concernaient surtout l’or, les objets d’arts potiers, les pagnes tissés de grande valeur, le tabac et l’indigo. A partir de 1913, elle va connaître son essor avec la construction du chemin de fer et l’arrivée du premier train. Le chemin de fer va favoriser le transport des marchandises entre le nord et le sud de la Côte d’Ivoire, puis du centre de la Côte d’Ivoire vers les autres pays limitrophes du nord (Burkina, mali, guinée).

Partons à la découverte de Bouaké avec TripAfrique. Désormais, vos séjours dans la ville ne seront plus ennuyeux. Vous saurez ainsi quoi faire à Bouaké si vous êtes de passage.

Tripafrique vous fait découvrir les métiers d’art à Bouaké

La ville de Bouaké compte plus de 1 500 000 habitants. Nous avons plusieurs sites touristiques et danses traditionnelles à Bouaké.

Les teinturières de Dar Es Salam

Entre les quartiers populaires Dar es Salam et Djambrou, se trouve de talentueuses teinturières. Leur activité est la teinture végétale à l’indigo. Ce sont des expertes dans l’art de la teinture.

Ce savoir-faire importé du Mali, regroupe plusieurs femmes Malinké. La teinte de tissus est obtenue à l’aide des feuilles de l’indigotier. Les feuilles de l’indigotier, cueillies sont séchées et conservées. Ensuite elles sont bouillies dans de l’eau de potasse.  Les teinturières les laissent reposer plusieurs jours pour permettre leur fermentation. Après plusieurs jours, le produit de teinture est prêt. Les femmes, en fonction de la teinte désirée plongent les tissus dans l’indigo une ou plusieurs fois sur plusieurs jours. A savoir que plus un tissu est plongé et plus sa couleur devient progressivement foncée.

L’exposition du tissu teint à l’air va donner une autre teinte plus bleue au tissu.

C’est l’activité principale des femmes de Dar es Salam et Djambrou. Les commerçants(grossistes) viennent de toute la Côte d’Ivoire pour s’y approvisionner. Les prix des tissus teints à l’indigo varient en fonction des teintes, et aussi en fonction de la qualité du tissu. Ils vont d’un minimum de 2000 FCFA le tissu et au-delà.

Les potières de Tanou Sakassou

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Le village de Tanou-Sakassou situé à 10 minutes de Bouaké sur l’axe Bouaké-M’Bahiakro est très célèbre grâce à ses potières et à leur travail.

Au sein du village sont exposées les œuvres d’arts des potières. Des pots en terre cuite de toutes tailles. Certaines sont réservées à la décoration, d’autres servent à la cuisine. D’autres encore servent à des rites culturels.

Ces pots de forme globulaire sont façonnés et cuits de manière traditionnelle à l’aide de feu de bois. D’abord les femmes sélectionnent elles-mêmes dans les carrières la qualité d’argile à utiliser. Elles le mettent en forme et y font des dessins d’art. Après avoir donné la forme souhaitée à l’argile, les femmes vont procéder à la pré-cuisson, ensuite à la cuisson du pot. Enfin, elles vont le passer dans une décoction d’écorce d’anacardier pour le faire briller. On reconnaît le pot cuit au son qu’il fait lorsqu’on tape dessus.

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Les forgerons de Djambrou

Vous verrez dans ce quartier le travail de la forge. Les hommes, les uns aussi robustes que les autres battent le fer. Ici, on vit en communauté, ils sont comme une famille et travaillent tous ensemble pour le succès de ce village de forgerons. Bien que chacun ait son atelier, on peut s’entraider en cas de besoin.

Le feu ardent ainsi que le travail du fer n’ont plus de secret pour eux. Ils fabriquent entre autres des dabas, des brouettes, des marmites, des lances…Il faut dire que leur métier est très important pour le monde agricole. En effet n’ayant pas les moyens de s’offrir les machines pour le labour des champs, les agriculteurs achètent à moindre prix des objets pour les travaux champêtres. Nous avons rencontré Drissa qui nous explique comment il est entré dans le travail de la forge. Selon lui, ce métier se transmet de père en fils. Les enfants des forgerons apprennent dès l’âge de 7 ans à côtoyer la forge. Ils sont ceux qui font les petites courses, aident leurs parents dans le travail.

En grandissant au milieu des forgerons, ces derniers deviennent des jeunes très talentueux. Ils ont à leur avantage la connaissance du monde moderne qu’ils fréquentent contrairement à leurs pères trop occupés à battre le fer. Ainsi donc, ces jeunes essaient tant bien que mal d’apporter de nouveaux modèles à leurs fabrications. Cependant il faut dire qu’ici le métier de forge reste traditionnel. Les équipements et les techniques sont restées traditionnels. Ils gardent les techniques traditionnelles dans le traitement du métal et les respectent scrupuleusement. C’est surement ce qui leur permet de fournir des objets de haute qualité très appréciés.

Leurs finitions sont également bien faites. Ils utilisent de belles couches et des couleurs chatoyantes qui donnent un air artistique à leurs objets. Vous pouvez leur commander n’importe quel objet en fer, vous êtes sûr d’avoir du travail bien fait. En effet, leurs clients viennent des régions environnantes et même des pays limitrophes pour s’approvisionner. Le fer forgé est de meilleure qualité et d’un prix raisonnable avec ces artisans. Si vous êtes sur Bouaké, le quartier des forgerons est un passage obligatoire. C’est un monde à part, une ambiance différente et surtout très intéressante surtout dans les forges.

Les sites touristiques à visiter à Bouaké et aux alentours

La cathédrale Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

Elle est située au centre-ville, au quartier commerce de Bouaké.

La cathédrale est le siège de l’archidiocèse de Bouaké. Elle a été créée le 17 mai 1951 et érigée en diocèse le 14 septembre 1955. Elle est un édifice religieux important en Côte d’Ivoire. La cathédrale dédiée à Sainte Thérèse, accueille chaque année des milliers de pèlerins. Jadis, étudiante à Bouaké, j’aimais beaucoup faire mes messes dans cette cathédrale. Ils ont des chœurs exceptionnels. Les chœurs sont en Baoulé (langue du terroir) en Burkinabè ou en Français. Je me souviens également de ce vieux prêtre blanc qui faisait ses homélies en Baoulé. Il maîtrisait parfaitement le Baoulé, au point de donner même des proverbes profonds en Baoulé à chaque homélie pour le coller à l’évangile du jour. Je ne me souviens pas du tout de son nom, j’ai vraiment apprécié ce prêtre qui s’est fondu dans la culture de ses paroissiens. A la cathédrale Sainte Thérèse, vous avez maintenant des messes en Anglais.

La grande Mosquée de Bouaké

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Située au quartier Sokoura, la grande mosquée de Bouaké est la plus vieille de toutes les mosquées. Elle date de 1889, année de sa construction. La grande mosquée de Bouaké a été réhabilitée. Ce qui lui permet d’avoir un bel édifice vu de l’extérieur comme de l’intérieur. L’actuel imam de la mosquée est El Hadj Touré Bajawari.

La grande Mosquée de Bouaké-source-Fatom.org

Le Monastère des Bénédictins Sainte Marie

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Il appartient aux bénédictins qui sont des moines contemplatifs. Le monastère a été créé en 1960 par des moines toumlilline venant du Maroc. Il est le seul monastère masculin en Côte d’Ivoire. Les prières se font 7 fois par jour.

Dans ce monastère, c’est le recueillement total. Le visiteur est invité à respecter l’ordre, le calme, le silence qui sont des principes sacro saints pour ces moines. Vous pouvez vous y rendre pour effectuer des retraites spirituelles. Que ce soit en groupe ou individuellement.

Les moines développent plusieurs activités qui les occupent en dehors de la prière et leur permet de s’auto-financer. Ils font l’élevage, la culture du Morenga, la couture des vêtements de moines. Ils fabriquent également de la confiture. Vous pouvez passer une journée dans ce monastère pour vivre la quiétude, le calme loin des bruits de la ville. Vous pouvez entre autres vous documenter dans leur bibliothèque.

N’Zi River Lodge

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Située à Brobo – 45 km de Bouaké et à 445 km d’Abidjan, cette réserve naturelle Nzi est de plus en plus appelée le Nzi river lodge, nom des bungalows installés dans ce parc. Il s’étend sur 8000 ha. Il est un parc de la restauration de la faune et de la flore en voie de disparition dans cette partie de la Côte d’Ivoire. Ce parc animalier est traversé par un lac artificiel contenant une diversité de poissons. La faune comprend entre autres, les phacochères, les céphalophes, les hippopotames. Sa flore est également diversifiée entres les grands arbres des zones forestières et ceux de la savane. On y trouve multiples espèces d’arbres de grandes valeurs et de plusieurs centaines d’années. Vous avez entre autres l’Iroko, les acacias, les karités… Ce parc est aux abords du fleuve Nzi d’où il tire son nom.

Au sein de ce parc, se trouve de superbes bungalows construits pour les visiteurs. Ne partez pas tout de suite. Faites une pause, passez-y la nuit et vous serez enchanté de renouer avec la beauté de ce parc sauvage.

III- Les danses traditionnelles légendaires

Danse du Goli à Bendekouassikro

La danse du Goli en pays Baoulé-source-laguneinfo.net

La danse du Goli est une danse de masque. Le Goli en effet est un masque traditionnel en pays baoulé.

Vous le trouverez dans tous les villages baoulés, que ce soit à Bouaké ou dans les autres villes du centre. C’est une danse traditionnelle qui a survécu au temps. Jadis, ce masque ne devait pas être vu par les femmes. Ne pouvaient assister ou participer à cette danse que les hommes. La danse du Goli est devenue très populaire. Elle s’exporte même en Europe à la demande des Ivoiriens de la diaspora. Ceux-ci organisent des spectacles pour promouvoir la culture du masque Goli et tout le mysticisme entourant cette danse. Venez à Bouaké voir les masques Goli danser au son des Tam Tams et de rythmes endiablés. Venez voir cette danse traditionnelle de réjouissance à Bendekouassikro .

Les danseuses d’Adjanou

Bouake-decouverte-avec- TripAfrique-La-danse-du-goli-source-laguneinfo.net

Vous avez sûrement entendu parler de l’Adjanou. Tout comme le Goli, l’Adjanou est une danse traditionnelle en pays baoulé. Elle est exécutée par des mamans, dans la nuit.  A l’origine, ces mamans dansaient quasiment nues. Elles faisaient cette danse lorsqu’un malheur planait sur le village. Elles le dansaient donc pour éradiquer le mauvais sort. Elles dansent donc dépouillées de tout. Une façon d’exprimer à leurs fétiches qu’elles ne sont rien, qu’elles ne possèdent rien. Elles demandent donc la clémence de leurs fétiches pour qu’ils éloignent le mauvais sort de leur village, de leurs familles respectives. Avec la modernisation, la danse Adjanou s’est elle aussi modernisée en ville. Les femmes attachent un morceau de pagne blanc à la taille, font le tour des quartiers en chantant et en dansant en chœur. Mais l’Adjanou traditionnel en tenue d’Eve se fait toujours dans certains villages dans la nuit noire par des initiées comme au temps jadis.

Conclusion

De passage en Côte d’Ivoire, passez à Bouaké voir toutes ses attractions. Avec TripAfrique, faites votre réservation de tickets en un clin d’oeil. Pas besoin d’attendre plusieurs heures dans une gare avant de voyager. Cette compagnie d’achats de tickets en ligne est affiliée à plusieurs compagnies de transports sur Bouaké. TripAfrique offre parfois (en cas de promotions) des tickets à prix réduits, plus bas que ceux proposés dans les gares. Alors pourquoi attendre. N’oubliez pas de partager votre expérience sur Bouaké avec nous.

Crédit image : fatom.org

Abidjan ville : Comment se déplacer dans ce labyrinthe

Les Abidjanais perdent énormément de temps dans les embouteillages, malgré l’ouverture du 3em pont qui date de 2014. Pour un touriste qui arrive à Abidjan Ville : comment se déplacer dans ce labyrinthe est une question légitime.

Sachez quand même qu’en parallèle du réseau routier, se développe le transport par bateau-bus. Pour les automobilistes comme pour les voyageurs qui utilisent les transports en commun ou les taxis, se déplacer dans Abidjan reste un véritable cauchemar. Il existe certes des voies de contournement et un plan de circulation a été élaboré par le gouvernement. Malgré ces mesures, les embouteillages sont légion dans toutes les communes de la ville.

Les goulets d’engorgement les plus connus des Abidjanais : En premier citons le trajet qui va du boulevard du Général-de-Gaulle, à Adjamé.En second celui qui va des Martyrs, à Cocody, et qui passe par le grand boulevard de Yopougon pour terminer à Marcory dans le célébrissime boulevard Valéry-Giscard-d ’Estaing, bref les Abidjanais vivent en permanence dans les embouteillages.

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Abidjan ville : son histoire pour mieux comprendre

L’aménagement urbain de la ville d’Abidjan est très récent, en effet c’est en 1993 que la ville d’Abidjan décide de mettre en place une vraie cartographie et ainsi nommer officiellement les différents quartiers de la métropole qui abrite plus de 2 millions d’habitants.

Avant 1993, il y avait effectivement des découpages officiels de la ville d’Abidjan qui existaient, les districts, arrondissements et délégations organisaient ainsi Abidjan depuis 1960 (date de l’indépendance) en plusieurs circonscriptions, policière, administrative et politique.

Les arrondissements correspondaient à l’époque à de vastes ensembles, à l’image du Plateau, de Treichville, ou d’Adjamé. On en comptait ainsi 8 en 1967 et 12 en 1978.

Ces arrondissements sont à la base du découpage des dix communes autonomes que l’on connait aujourd’hui. Les unités administratives pour l’organisation de la gestion de la ville datent de 1978 : Abobo, Adjamé, Attécoubé, Cocody, Koumassi, Le Plateau, Marcory, Port-Bouët, Treichville et Yopougon et depuis 1996 on a ajouté la commune d’Anyama.

Difficile aussi de s’y retrouver pour un touriste, car au niveau de la construction urbaine, Abidjan est aussi un ensemble particulièrement compliqué et varié, fait tout à la fois de l’évolution de la population et de la volonté du pouvoir, d’aménager massivement, rapidement et continuellement la ville.

Quand on regarde de plus près la liste officielle des noms des différents quartiers d’Abidjan, on comprend vite que le développement de cet espace urbain a été construit en tenant compte du contexte historique, urbanistique, sociologique et ethnographique de la ville.

Nommer et lister les quartiers à Abidjan ville

L’acte de traçage des frontières des quartiers, celui de leur nomination officielle et de la parution de la liste des noms ont été fait simultanément à Abidjan. Il était en effet impératif d’aménager la ville, de borner les espaces urbains et d’en dresser une carte, c’est ce qu’ont fait les urbanistes, ils ont nommés et constitué une liste.

Cette idée de quartier est aujourd’hui utilisée aussi bien par les urbanistes, les pouvoirs publics et aussi les usagers à Abidjan ville. Le terme de quartier à Abidjan est à la fois un système de repérage dans la ville mais aussi une subdivision en territoires plus petits. Le quartier comme partout est une division administrative qui sert à se repérer, mais pour les Abidjanais c’est aussi une identité de référence du lieu. Et là le mot quartier prend une autre signification, ensemble des habitants du voisinage.

Souvent les jeunes Abidjanais baptisent leur quartier avec des noms qu’ils choisissent eux-mêmes. Prenons l’exemple du quartier baptisé par les autorités Yopougon sicogi, les jeunes habitants ont décidé, pour être plus précis et se donner une identité de le décomposer en plusieurs sous-quartiers : California, Katmandou, Las Vegas, Vatican, etc, qui ne sont pas officiels. Ces sous-quartiers sont bien connus des chauffeurs de taxi, ce qui permet donc d’être plus précis dans le choix de sa destination.

Il est évident que les quartiers restés sans nom, donnent l’impression aux populations qui y vivent d’une non-reconnaissance officielle, dont souffrent souvent les populations les plus pauvres et c’est pour cette raison qu’elles font preuve d’imagination pour trouver des noms.

Vous avez par exemple à Abidjan ce quartier pauvre qui a pris le nom de Washington : tout le monde connaît ce quartier, quoiqu’il ne soit pas reconnu officiellement.

Abidjan ville : la liste des quartier

A Abidjan ville à l’instar de beaucoup d’autres villes de l’Afrique de l’Ouest, il n’y a pas encore un adressage exhaustif des noms de rues et de quartiers, ce qui explique aussi pourquoi les populations baptisent certains quartiers au gré de leur envie. Des noms de rues existent évidemment à Abidjan, surtout dans les quartiers les plus anciens, mais à part pour les grands axes, ils sont rarement utilisés.

Pour cette raison, les déplacements dans ce labyrinthe Abidjanais sont complexes. Les Abidjanais eux, se repèrent plutôt en fonction des édifices, des commerces et des lieux remarquables dont les dénominations dans l’usage ont supplanté les noms officiels. C’est en cela que Tripafrique vous sera d’un grand recours, en effet avant de partir vous connaîtrez l’Abidjan des Abidjanais, c’est-à-dire que vous pourrez parler le même langage que les chauffeurs de taxi.

Avant que les pouvoirs publics reprennent les choses en main, les noms des quartiers avaient été créés par les habitants, mais le fait d’officialiser la liste des noms a eu pour effet de stabiliser la nomination et le découpage dans l’espace restreint du tissu de la ville. 

Abidjan ville : les noms des quartiers

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Les noms des quartiers peuvent être constitués de différentes manières, à partir d’un nom de lieu en langue africaine ou des noms communs de lieux. Par exemple le nom d’un lieu, d’un espace couvrant l’ensemble d’un quartier : Cité des arts, Zone industrielle, Quartier santé nord …

Un lieu caractérisé par des monuments connus de tous : La Gare, Hôtel du Centre, Notre-Dame, Les Anges noirs … Ou encore d’autres lieux caractéristiques des quartiers : Les Ambassades, Quartier des éleveurs, Les Antennes, Belle Rive, Deux plateaux, Ananeraie …

Quand on voyage un peu dans Abidjan, on découvre des noms de quartiers, de secteurs ou de communes très curieux et qui en disent long sur leur origine : Cocody Dallas, qui contrairement à ce que l’on pense ne se trouve pas sur la commune de Cocody, mais à d’Adjamé.

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Les noms des villages

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Le village ébrié, ancien Cocody (Adjamé Ébrié), se situe lui à Adjamé, ce qui est drôle c’est qu’il mentionne à la fois Adjamé et Cocody.

Dans le même ordre d’idées, on a un ancien Koumassi, ce village ne se trouve pas à Koumassi, mais à Marcory, par contre Koumassi village se trouve lui à Koumassi. Citons encore ces 2 Port Bouët qui eux se situent à Koumassi et à Yopougon et non à Port-Bouët ou encore Adjamé compensation localisé à Cocody et non à Adjamé.

Un dernier, le village de Petit Bassam ne se situe pas dans l’île de Petit-Bassam mais à Port-Bouët. Pour éviter de se perdre dans ce labyrinthe, encore une fois les conseils de TripAfrique vous ferons gagner du temps et aussi de l’argent en évitant les malentendus.

Historiquement, beaucoup de noms de villages ébrié ont servi à la dénomination d’autres village. Par exemple le village de Koumassi (qui est à Marcory) a servi à baptiser la commune de Koumassi. On a aussi l’effet inverse, le village de Petit-Bassam lui a donné son nom à l’île qui est en face.

D’autres exemples : le village ébrié d’Anoumabo, qui à l’origine était sur le Plateau a été transféré sur l’île de Petit-Bassam, il désignait un secteur de l’île, puis ensuite, il s’est déplacé de Treichville à Marcory. Après qu’Anoumabo soit débaptisé et devienne Treichville.

C’est la ségrégation durant la période coloniale qui est à l’origine du déplacement de plusieurs villages ébrié par exemple : Anoumabo, Locodjro et Santé.

Nous l’avons signalé plus haut, les mouvements et déplacements de populations (les plus précaires) : Ébrié, Akyé ont donné naissance à d’autres quartiers comme ceux de Port-Bouët II par exemple, qui viennent de Port Bouët et on les retrouve à Yopougon et à Koumassi. Les quartiers les plus pauvres, eux ne sont pas nommés et n’apparaissent sur aucune carte. Par exemple citons au hasard les quartiers de Chicago et de Cocody Dallas. Ces types de nomination sont toujours d’origine populaire et souvent baptisés par les jeunes des quartiers.

Ce mode de dénomination n’est pas propre à Abidjan ville, et ce sont souvent les jeunes des quartiers qui donnent des noms aux sous-quartiers.

Et demain …

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Après ce petit retour dans le temps qui vous aidera je l’espère à mieux comprendre certaines appellations de rues, villages ou quartiers, quid de la circulation ?

L’ouverture du troisième pont sur la lagune, inauguré en 2014, ne résout que ponctuellement le fléau des embouteillages. Le pont à péage Henri-Konan-Bédié facilite tout de même la circulation et permet de désengorger les ponts Charles-de-Gaulle et Houphouët-Boigny, ce pont effectue la liaison entre Cocody, quartier de La Riviera, à Marcory.

L’ouvrage construit par la société française Bouygues est long de 1,5 km et composé de 2 fois 3 voies et pas moins de 21 guichets de péage, la prolongation au nord se fait par 2,7 km de route en 2 fois 2 voies qui mènent jusqu’au boulevard Mitterrand et au sud, à Marcory, par 2 km en 2 fois 3 voies jusqu’au boulevard Valéry Giscard d’Estaing.

Aujourd’hui pour se déplacer plus facilement et plus rapidement, les Abidjanais attendent beaucoup de l’amélioration du réseau des bateaux-bus et aussi sur le futur train urbain tant espéré qu’attendu.

La première tranche des travaux concerne presque 40 km de voies ferrées entre Anyama et l’aéroport en traversant et desservant le centre d’Abidjan et la zone sud.

Ce tronçon, passera par les anciennes voies de la Sitarail, et si tout se passe comme prévu, la mise en service aura lieu au plus tard en 2017.

Ensuite, une extension reliera Yopougon. L’amplitude prévue (de 5 heures à 22 heures, sept jours sur sept), permettra à ce train urbain d’Abidjan de transporter plus de 300 000 passagers par jour.

C’est vraiment la fin de ce chantier qui permettra aux abidjanais de se déplacer rapidement, et donnera à Abidjan ville la figure des grandes métropoles occidentales.

Conclusion TripAfrique

Vous l’aurez compris comme dans beaucoup de villes africaines TripAfrique connait parfaitement les us et les coutumes et saura donc vous trouver la meilleure solution pour vos déplacements. Abidjan la ville : comment se déplacer dans ce labyrinthe ?

Par sa connaissance du tissu local, TripAfrique est actuellement le site de référence pour réussir son voyage et ses déplacements dans Abidjan. Le labyrinthe en question est constitué de villages, quartiers, sous-quartiers, rues… Et les indications pour s’y rendre ne sont pas toujours celles que l’on pense. TripAfrique est vraiment le partenaire de confiance pour réussir à coup sûr votre séjour !

Crédit image : lemonde.fr, lemonde.fr, fmfan.ru, news.abidjan.net, ici.radio-canada.ca, titrologie.imatin.net

Abidjan Côte d Ivoire : sites touristiques à visiter

Aujourd’hui chers Ivoiriens de la diaspora, je vais vous parler des sites touristiques à visiter à Abidjan Côte d Ivoire.

Nous sommes nés en Côte d’Ivoire y avons grandi. Et pourtant peu d’entre nous connaissent réellement les sites touristiques d’Abidjan ou encore ceux de leur ville natale. Mes réalités en tant qu’ivoirien de la diaspora m’amènent à reconsidérer les choses sur la valeur que j’accorde à notre patrimoine culturel.

J’ai fait le tour et recenser quelques sites à visiter absolument si vous êtes de passage à Abidjan où à proximité.

Sites touristiques à visiter à Abidjan Côte d Ivoire

L’île Boulay

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Résidence balnéaire-Ile Boulay

Vous avez la très célèbre île Boulay.  Elle fait partie des 35 000 hectares de plan d’eau lagunaire dont bénéficie Abidjan et sa banlieue. L’île est située à 15 minutes en bateau de Abidjan. Elle est sur la lagune Ebrié proche du port autonome d’Abidjan et de l’océan Atlantique. Elle mesure 11 km en longueur et de 3km en largeur.

En effet, la lagune Ebrié est constituée de plusieurs petites îles. Mais l’île Boulay en est la plus importante. On se croirait sur les magnifiques îles Bora Bora de la Polynésie Française. Là, se croisent presque lagune et océan. Elle comprend la baie des milliardaires qui est le top des tops. C’est un Beverly Hills à Abidjan de par les styles des constructions pareilles à celles de Beverly Hills. C’est Là que les richissimes Ivoiriens et hommes d’affaires étrangers ont leur cabanon. Ne réside pas là qui le veut, mais qui le peut.

Il n’est pas rare de voir des jets privés ou des hélicoptères atterrir sur cette baie. Cette île est très prisée par la crème Abidjanaise et par les touristes. Ne faites pas de visite éclair à l’île Boulay. Je vous conseille d’y passer 1 ou 2 nuits. C’est juste paradisiaque avec ses cabanons, ses spectacles organisés, ses animaux aquatiques, ses sports aquatiques…

Pour vous rendre à l’île Boulay, si vous ne possédez pas de bateau ou de jet privé, utilisez simplement le bateau bus. Réservez et payez en ligne avec TripAfrique . Au jour et a l’heure fixée, rendez-vous dans l’une des gares lagunaires de la SOTRA (Plateau, Blockauss, Abobo Doumé). En effet à travers SOTRA Tourisme, l’Ivoirien lambda peut visiter cette île à moindre coût. Je me souviens que cette île n’était pas connue des ivoiriens lambda dans les années 80-90. Elle était surement connue des richissimes membres de gouvernement et hommes d’affaires, ou peut-être qu’elle n’était pas encore aménagée.

Mais aujourd’hui, grâce aux excursions de la SOTRA Tourisme, tout le monde peut y accéder facilement. En effet, la SOTRA organise en général les week- ends des voyages sur l’île Boulay. Elle fait en fait le tour des différentes îles. Faites une réservation de cabanon ou de chambre d’abord avant de vous y rendre car c’est le tout Abidjan qui s’y rend régulièrement.

Ne filez pas tout de suite sur Abidjan, l’effervescente. Arrêtez -vous sur la fameuse plage lagunaire Azito. Style ivoirien, avec des maquis, prenez le pouls de l’ambiance des maquis à Abidjan. Sentez les odeurs enivrantes des barbecues, consommez des fruits de mer au gout exquis sur cette plage avant de quitter le paradis.

La rue Princesse

Mesdames et Messieurs, c’est avec grand plaisir que je vous présente le « most Abidjan by night », la mythique rue Princesse. Cette rue est si célèbre et si adulée qu’elle a reçu sous le Président Gbagbo la visite de célèbres hommes d’état étrangers.

Elle fut détruite en 2011, mais elle fut vite reconstruite. La Rue Princesse, ce n’est pas seulement un ensemble de multiples maquis plein air, bars, night clubs, restaurants… C’est un esprit. On ne peut la détruire car comme dirait un ami d’enfance, l’esprit de la rue princesse vit en chaque « chauffeur » de la rue. Cette rue est située sur la commune de Yopougon, la plus bruyante d’Abidjan. La rue ne sommeille que le matin. Vue la journée, elle fait peine à voir. Mais c’est dans la nuit qu’il faut la visiter. Vous découvrirez alors cette rue parée de ces multiples lumières, sons, invités…

le Musée des civilisations de Côte d’Ivoire

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Musée des civilisations de Cote d’Ivoire à Abidjan

Ce musée est l’un des plus importants de la sous-région et est situé à Abidjan au plateau. Ce musée retrace l’histoire de la cote d’ivoire ancienne d’avant la colonisation Française, la Cote d’ivoire sous colonie française et la Cote d’ivoire après les indépendances. C’est un bon site à visiter. Il dispose de 1 515 210 pièces authentiques portant sur toutes les régions et les peuples de Cote d’Ivoire. Il présente des pièces archéologiques, les différents poids de mesure avant l’arrivée des blancs, des instruments de musique rares, la poterie, les textiles les entraves des esclaves, les parures, les masques de différentes cultures, bref de nombreuses collections de nos ancêtres avant la civilisation occidentale.

Ce fut avec plaisir que l’année dernière, mon mari et moi avions fait visiter ce musée à nos filles. Question de leur faire savoir qu’il existait une culture propre aux peuples vivant en Côte d’Ivoire bien avant leur rencontre avec les blancs. C’est important pour nos enfants à qui l’on enseigne à l’école que les peuples Africains sont sans culture. Il vous permet de connaitre réellement l’histoire de notre pays, de nous éduquer. Il est vrai qu’ayant tous grandi et étudié en Côte d’ivoire nous avons appris l’histoire de notre beau pays dans les salles de classe. Mais cet apprentissage étant sous pression, nous n’avions pas réalisé l’importance, les intérêts et les implications de l’histoire de la Cote d’Ivoire. C’est pourquoi je vous le conseille vivement pour vous et votre famille.

Le village Kiyi Mbock

Le village Kiyi Mbock est un village d’artistes fondé par Were-Were Liking. Il est situé à Abidjan dans la commune de Cocody. C’est à la Riviera 2 à Attoban. Vous pouvez le visiter, ce centre d’art reste ouvert tous les jours. Des diner-spectacles sont régulièrement organisés sous la commande de visiteurs. Faites la commande de votre diner spectacle au moins 48 heures avant. Une semaine à l’avance ou plus est l’idéal. Vous avez droit à des pièces théâtrales très originales mêlant tradition et modernités, les marionnettes, des jeux artistiques, des danses, des chants. Vous pouvez également visiter le village aujourd’hui devenu un centre panafricain de tourisme. Le diner spectacle nécessite un minimum de 20 personnes et le paiement à l’avance de la moitié du prix total. Le montant du diner spectacle est de 25 000 FCFA par personne. Il convient surtout à des groupes, soit professionnels, scolaires, amicaux…Mais je vous recommande de créer votre groupe avec des amis et certains membres de votre famille. Quand j’étais sur Abidjan, je n’y avais jamais participé. C’est lors d’un séjour à Abidjan que grâce à des amis de la Jeune Chambre Economique d’Abidjan, que j’ai découvert ce spectacle féerique. A la fin, il nous a été demandé de monter tous sur scène pour danser avec les artistes.

Petite idée pour épater votre amoureux ou conjoint : organiser son anniversaire dans ce village sous forme de diner-spectacle. Demandez à vos invités de payer 20 000 frs ou 25 000 frs en fonction de leurs disponibilités financières. Ça fera un très grand plaisir. Mon amie est retombée amoureuse de son conjoint à la suite d’un incroyable anniversaire qui lui avait offert dans ce village. Essayez, et partagez l’expérience avec notre équipe.

Cette ambiance vécue reste à jamais gravée en lettre d’or dans mon cœur.

Songon park

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Songon Parc

Je vous conseille de visiter Songon park. C’est un site qui a été ouvert au grand public dans le début des années 2000. Je vous conseille surtout Songon park- hôtel. Il est assez chic, propre, bien entretenu. Le service client est également d’excellente qualité. Par ailleurs cet hôtel organise des soirées pour ses hôtes. Au cours des soirées, des feux de camps animés par des conteurs traditionnels. Ils organisent également à l’occasion des week ends de Noel, de Pâques et autres fêtes, des parties surprises et activités très intéressantes pour les enfants comme pour les grands (chasse aux œufs et peinture sur les œufs par exemple pour le week end pascal), balade en pirogue.

Songon park est également bien surveillé tout comme les plages d’Assinie ou de l’île Boulay.

Sites touristiques à visiter dans la proximité d’Abidjan Côte d Ivoire

Assinie

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La renommée des plages et établissements hôteliers de ces deux villages en 1 (Assinie Mafia et Assouindé) a largement fait le tour du globe. Ses complexes hôteliers de hauts standings, ses belles plages, ses cocotiers, ses cadres enchanteurs… ont fini d’en convaincre plus d’un. Les richissimes hommes politiques y ont leur résidence. La location d’une résidence peut vous couter 250 000 FCFA la nuitée.

Lorsque vous y allez, ne restez pas forcement dans votre complexe hôtelier, côtoyer les habitants des villages de Assinie Mafia et Assouindé. Votre voyage sera ainsi constitué des souvenirs authentiques. Ceci vous apprendra à mieux connaitre la culture des peuples lagunaires (si vous n’êtes pas issus de ce groupe). Vous apprendrez la pêche, les courses de pirogues organisées par les jeunes du village et surtout savourerez les délicieuses soupes de poissons frais à l’attiéké…

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Vous pouvez y visiter le musée Aniaba, le village des pêcheurs…

Le parc national des îles Ehotilé

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Ce parc est situé au Sud-Est du pays sur la lagune Aby. Il a été érigé en parc depuis Avril 1974 et a été catégorisé site Ramsar en 2005. Il est proche d’Assinie et d’Adiaké. Il regroupe 6 magnifiques îles que sont : Assokomonobaha, Balouaté, Meha, Nyamouan, Elouamin et I’île sacrée Bosson Assoun. Construit sur plus de 550 hectares, ce parc finira de vous séduire par sa beauté. Il regroupe plus de 128 espèces d’oiseaux, de mammifères. Et même des lamantins de lagunes en voie de disparition. http://www.mairieadiake.org/index.php?page=sites&circuit=96/Une-lagune,-six-iles-et-des-vestiges-a-decouvrir-en-pays-Ehotile.html

Jacqueville

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Jacquevile, Jacqueville, je me souviens… Je me souviens encore de ces agréables vacances à Jacqueville. Il faut dire que peu d’ivoiriens de la diaspora connaissent cette nouvelle destination touristique dans les environs d’Abidjan. Depuis la construction du nouveau pont de Jacqueville, cette ville jadis délaissée est devenue la nouvelle coqueluche des boss d’Abidjan.

Abidjan Côte d Ivoire : conclusion

En tant qu’Ivoiriens de la diaspora dont les enfants sont nés à l’étranger et ne connaitront pas l’histoire de la Cote d’Ivoire à l’école, c’est à nous parents qu’il revient de faire connaitre notre culture et notre pays d’origine aux enfants. Ainsi, il est très important de leur faire visiter le pays, surtout Abidjan qui regorge de plusieurs sites touristiques. Je vous conseille http://tripafrique.com/. Ce site de billetterie en ligne est fiable et très professionnel. Ils pourront vous proposer des compagnies de car pour vos déplacements sur ces sites.

Nous vous invitons à laisser vos commentaires et questions relatifs au tourisme sur Abidjan et alentours. Ce serait avec grand plaisir que notre équipe vous éclaircira.

Crédit images: abidjan.net

Ou vivre en Afrique : en Côte d’Ivoire pour ses transports !

Ou vivre en Afrique ? Et pourquoi pas la Côte d’Ivoire pour bénéficier de ses infrastructures développées ?Depuis 1960, année de son indépendance, la Côte d’Ivoire n’a cessé de développer et de moderniser les transports. D’importantes infrastructures ont été construites, notamment dans le secteur du transport routier. La densité et la modernité du réseau routier contribue largement à ce que le bus reste le moyen de transport idéal en Côte d’Ivoire.

Ou vivre en Afrique : découverte de la gare d’Adjamé

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Haut lieu du commerce et surtout du transport Adjamé quartier situé au cœur du district d’Abidjan, est la plus grande gare du pays.

Adjamé à quelque chose de particulier, en effet à Adjamé chaque compagnie a sa propre gare, Adjamé est en sorte la gare des gares comme si à Paris une gare regroupait en son sein les gares de Lyon, Austerlitz, Nord, Montparnasse, Saint Lazare…

Vous imaginez donc la difficulté pour un touriste de s’y retrouver !

Avant de vous rendre à Adjamé vérifier bien que la société de transport que vous recherchez s’y trouve.

TripAfrique vous déconseille de vous y rendre le soir, le meilleur moyen pour rejoindre votre compagnie de bus et de prendre un taxi et d’indiquer clairement celle-ci au chauffeur. En suivant ses conseils, vous éviterez les complications, à Adjamé le risque d’agression existe à tel point que certaines compagnies de bus recommandent à leurs passagers de ne pas sortir du bus avant le lever du jour.

Les compagnies de bus présentes à Adjamé

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Les principales compagnies de bus que l’on trouve à Adjamé sont les suivantes : UTB, STIFF, MTT, CTBO, FFA, DJEKANOU TRANSPORT, CTF, UTS, REX LOCATION.

Le maillage est fait pour que chaque ville de Côte d’Ivoire soit desservie par au moins une compagnie de bus qui la relie quotidiennement à Adjamé et souvent plusieurs fois par jour.

Malgré un nombre important d’opérateurs sur le réseau, 3 grandes compagnies dominent le marché, et possèdent des flottes de bus capables de couvrir tout le pays. MTT, l’UTB (originaire de Bouaké), et la STIF (originaire de Daloa).

Ces trois compagnies disposent d’une grande gare au sein de la gare centrale d’Adjamé. Elles assurent des départs fréquents et réguliers pour toutes les plus grandes villes du pays. Pour ceux qui souhaitent sortir du pays, la STIF assure également des régulières liaisons avec les pays voisins (le Ghana, le Bénin et le Togo).

Autre compagnie pour l’international, la compagnie Sans Frontières, elle relie Yamoussoukro aux 2 plus grandes villes du Burkina Faso, de façon journalière et ce à partir d’Abidjan, Bouaké, Daloa et San Pedro.

En ce qui concerne les tarifs, le bus est vraiment le moyen le plus économique pour visiter le pays. Compter environ 2 500 CFA soit environ 4 euros pour un trajet Abidjan-Yamoussoukro hors bagage, qui eux sont facturés en plus.

Le bus, un moyen de transport à privilégier

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Se déplacer à Abidjan et dans les autres grandes villes de Côte d’Ivoire pour un touriste, n’est pas toujours évident. TripAfrique, vous conseillera le moyen de locomotion le plus adapté à chacun de vos déplacements.

En réalité en Côte d’Ivoire, la difficulté n’est pas de trouver son chemin, mais plutôt de trouver le meilleur moyen de transport. Le district d’Abidjan par exemple est un grand ensemble urbain et comme dans toutes les grandes agglomérations, les transports en commun sont très prisés surtout aux heures de pointe.

Pour circuler en bus dans les grandes agglomérations de Côte d’ivoire, il faut s’armer de patience, déjà pour les ivoiriens attendre un bus peut durer de 15 minutes à 2 heures. Imaginez alors pour un touriste le risque de se déplacer sans s’être informé au préalable. En cela que TripAfrique est vraiment le site idéal pour préparer son voyage et ses déplacements sur place.

Parfois en Côte d’Ivoire les files d’attente à certaines heures et à certains endroits ont des longueurs qui peuvent effrayer. Imaginez donc après d’aussi longs moments d’attente la ruée vers les bus pour être sûr d’y prendre place !

Ne tenez surtout pas compte de la capacité des bus qui est en général de 80 places. La capacité est extensible le nombre de passagers peut parfois être jusqu’à 3 fois supérieur au chiffre affiché. Pour les usagers des bus, le confort n’est pas la priorité, déjà heureux d’arriver à destination.

Il faut aussi savoir que pour un touriste qui n’est pas habitué, le taux de remplissage des bus peut être insupportable. Manque d’espace, chaleur et ses conséquences …

Concernant les prix, ceux-ci sont calculés en fonction du pouvoir d’achat des ivoiriens. A titre d’exemple le trajet en bus ordinaire (à Abidjan) coutera 200 franc CFA environ 30 centimes d’euros. C’est pour cette raison aussi que TripAfrique est vraiment un site de référence, il vous conseillera tantôt les bus express, tantôt les bus climatisés, plus réguliers et moins bondés, ceux-ci vous facilitera les déplacements.

Organiser son voyage et surtout ses déplacements sur place avec TripAfrique présente vraiment de nombreux avantages. Leur formule en plus permet de régler toutes les formalités via internet pour qu’une fois sur place nous évitions les galères.

Les bus dans les communes d’Abidjan

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Pour le touriste pas toujours évident de s’y retrouver, en effet la Société de Transport Abidjanais (SOTRA) qui a le monopole du transport par bus à Abidjan ne mentionne aucune destination sur ses bus.

Seuls des numéros sont affichés. Pour les autochtones, cette absence d’indication sur les bus n’est pas vraiment un problème. Par contre pour les usagers occasionnels ou les touristes qui sont de passage à Abidjan, cela peut très vite devenir un casse-tête.

Pour aider les touristes, TripAfrique a noté pour vous les numéros de bus reliant les différentes communes du district avec les lieux à visiter.

Quel bus pour quelle commune d’Abidjan ?

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Pour aider les touristes TripAfrique a recensé pour vous quelques numéros de bus reliant les différentes communes du district d’Abidjan.

Au départ de la commune de Yopougon pour se rendre à :

  • Le Plateau, les bus : 46, 20, 27, 30
  • Adjamé, les bus : 36, 43
  • L’Université de Cocody, le bus : 08

Au départ de la commune d’Abobo pour se rendre à :

  • A Cocody, les bus : 49, 52
  • A Adjamé, les bus : 08, 75
  • Le Plateau, les bus : 15, 16, 45, 75, 51

Au départ de la commune de Cocody pour se rendre à :

  • L’Hôtel de ville du Plateau, le bus : 55
  • Adjamé, le bus : 412
  • Angré-Mahou, les bus : 81, 82, 90

Au départ de M’Pouto pour se rendre à :

  • Adjamé, les bus : 28, 78

Au départ de la commune Koumassi pour se rendre à :

  • Port à Treichville, le bus : 32
  • Adjamé, les bus : 92, 11, 05, 13, 26, 5

Au départ de la commune de Marcory pour se rendre à :

  • Adjamé, les bus : 02, 03, 04
  • Treichville, les bus : 07, 09, 31
  • Le Plateau, le bus : 14
  • Cocody, le bus : 94

Au départ de la commune de Treichville pour se rendre à :

  • La Gare Nord d’Adjamé, le bus 22
  • L’Université de Cocody, le bus 21

Au départ de la commune de Port-Bouët pour se rendre à :

  • La Gare Sud au Plateau, le bus : 06.
  • Au Collège Autoroute de Treichville, le bus : 12
  • La Gare Sud plateau, le bus : 18
  • Ecobank Plateau, le bus :29

Au départ de la commune de vridi pour se rendre à :

  • La Station Oilibya de Treichville, le bus : 07 Vridi vers.
  • La Gare de Koumassi, le bus : 23

Les Express, ce sont des bus climatisés et qui offrent des places assises. Voici quelques lignes recommandées par TripAfrique :

De Yopougon :

  • Le 204 va du Carrefour Azito au Plateau.
  • Le 209, lui va du Carrefour Gandhi aux Jardins du plateau.
  • Le 212, va de Niangon Nord au Plateau.

D’Abobo, le bus express 203 va d’Abobo-Sogefia à la Gare Sud.

De Koumassi, le bus 207 va à la Gare Sud.

De Port-Bouët, le bus express 211 va à Treichville.

De Cocody, les bus 205 et 210 vont à la Gare Sud.

Les lignes les plus fréquentées

  • Adjamé–toumodi/Adjamé–Yamoussoukro/Adjamé–Tiébissou/Adjamé–Bouaké/Adjamé–Beoumi/Adjamé–Daloa/Adjamé–Bouaflé/Adjamé-Bonon/Adjamé-Gonaté/Adjamé–Duékoué/Adjamé-Man/Adjamé-Tiassalé/Adjamé-Divo/Adjamé-Lakota/Adjamé-Gagnoa/Adjamé-Yabayo/Adjamé-Soubré/Adjamé-Man/
  • Bouaflé-Béoumi/Bouaflé-Bouaké/Bouaflé-Tiebissou/Bouaflé-Yamoussoukro/Bouaflé-Toumodi/Bouaflé-Abidjan/Bouaflé-Daloa/Bouaflé-Duekoué/Bouaflé-Man/
  • Koumassi-Yamoussoukro/Koumassi-bouaké/Koumassi-Soubré/Koumassi-Toumodi/Koumassi-Béoumi/
  • Abobo-Yamoussoukro/Abobo-Bouaké/Abobo-Toumodi/Abobo-Béoumi/
  • Yopougon-Yamoussoukro/Yopougon-Bouaké/Yopougon-Toumodi/Yopougon-Béoumi/Yopougon-Man/Yopougon-Abidjan/
  • Bouaké-Tiébissou/Bouaké-Toumodi/Bouaké-Yamoussoukro/Bouaké-Divo/Bouaké-Gagnoa/Bouaké-Soubré/Bouaké-Méaguy/Bouaké-Gabiadji/Bouaké-SanPedro/Bouaké-Bouaflé/Bouaké-Bonon/Bouaké-Gonaté/Bouaké-Daloa /Bouaké-Duekoué /Bouaké-Man /
  • Daloa-Abidjan/Daloa-Bouaflé/Daloa-Yamoussoukro/Daloa-Toumodi/Daloa-Duekoué/Daloa-Man/Daloa-Bouake/Daloa-Tiébissou/Daloa-Béoumi/
  • Duékoué-Abidjan/Duékoué-Toumodi/Duékoué-Yamoussoukro/Duékoué-Bouaflé/Duékoué-Daloa/Duékoué-Bouaké/Duékoué-Béoumi/Duékoué-Tiébissou/Duékoué-Man/Man-Abidjan/Man-Duékoué/
  • Man-Daloa/Man-Bouaflé/Man-Yakro/Man-Toumodi/Man-Tiebissou/Man-Bouaké/Man-Béoumi/
  • Yamoussoukro-Abidjan/Yamoussoukro-Tiébissou/Yamoussoukro-Bouaké/Yamoussoukro-Bouaflé/Yamoussoukro-Bonon/Yamoussoukro-Gonaté/Yamoussoukro-Daloa/Yamoussoukro-Duékoué/Yamoussoukro-Man/Yamoussoukro-Sanpedro/Yamoussoukro-Gabiadji/Yamoussoukro-Meagui/Yamoussoukro-Soubré/Yamoussoukro-Yabayo/Yamoussoukro-Gagnoa/Yamoussoukro-Divo/
  • Tiébissou-Abidjan/Tiébissou-N’zianouan/Tiébissou-Toumodi/Tiébissou-Yamoussoukro/Tiébissou-Divo/Tiébissou-Oumé/Tiébissou-hiré/Tiébissou-Gagnoa/Tiébissou-Yabayo/Tiébissou-Soubré/Tiébissou-Meagui/Tiébissou-Gabiadji/Tiébissou-Sanpedro/Tiébissou-Bouaflé/Tiébissou-Bonon/Tiébissou-Daloa/Tiébissou-Duékoué/Tiébissou-Man/
  • SanPedro-Bouaké/SanPedro-Soubré/SanPedro-Gagnoa/SanPedro-Yamoussoukro/SanPedro-Tiébissou/SanPedro-Sinfla/SanPedro-Oumé/SanPedro-Gabiadji/SanPedro-Meagui/Sanpedro-Divo/Sanpedro-Lakota/SanPedro-yabayo/
  • Méagui-Abidjan/Méagui-Lakota/Méagui-Divo/Méagui-Bouaké/Méagui-Tiébissou/Méagui-Yamoussoukro/Méagui-Sinfla/Méagui-Soubré/Méagui-Gagnoa/Méagui-Galéblé/Méagui-Yabayo/
  • Gabiadji-Abiddjan/Gabiadji-Soubré/Gabiadji-Yabayo/Gabiadji-Gagnoa/Gabiadji-Lakota/Gabiadji-Divo/Gabiadji-Yamoussoukro/Gabiadji-Tiebissou/Gabiadji-Bouaké/Gabiadji-Sinfla/Gabiadji-Oumé/Gabiadji-Beoumi/
  • Soubré-Abidjan/Soubré-Yamoussoukro/Soubré-gagnoa/Soubré-Lakota/Soubré-Divo/Soubré-Tiébissou/Soubré-Bouaké/Soubré-SanPedro/Soubré-Gabiadji/Soubré-Tuille/Soubré-Méagui/
  • Yabayo-Abidjan/Yabayo-Gagnoa/Yabayo-Lakota/Yabayo-Divo/Yabayo–Oumé(sinfla)/Yabayo-Yamoussoukro/Yabayo-Tiébissou/Yabayo-Bouaké/
  • Divo-Abidjan/Divo-Yamoussoukro/Divo-Tiébissou/Divo-Bouaké/Divo-Gagnoa/Divo-Yabayo/Divo-Soubré/Divo-Meagui/Divo-Sanpedro/Divo-Oumé/
  • Gagnoa-Divo/Gagnoa-Abidjan/Gagnoa-Yamoussoukro/Gagnoa-Tiébissou/Gagnoa-Bouaké/Gagnoa-Yabayo/Gagnoa-soubré/Gagnoa-Gabiadji(sp)/Gagnoa-Opoyo/Gagnoa-Kokoumbo/Gagnoa-Koninfla/Gagnoa-Sinfla/Gagnoa-Tiassalé/Gagnoa-Oumé

Les lignes internationales

  • Abidjan-Accra/Abidjan-Lomé/Abidjan-Cotonou/AbidjanComé/AbidjanAzové/Abidjan-Bohicon /
  • Cotonou-Lome/Cotonou-Accra/Cotonou-Noé/Cotonou-Abidjan/Cotonou-Azové/Cotonou-Bohicon/
  • Lomé-Abidjan/Lomé-Noé/Lomé-Accra/Lomé-Cotonou/Lomé-Bohicon/Lomé-Azové/
  • Bohicon-Abidjan/Bohicon-Lomé/Bohicon-Accra/Bohicon-Noé/
  • Accra-Abidjan/Accra-Noé/Accra-Lomé/Accra-Cotonou/Accra-Bohicon

Ou vivre en Afrique : petits conseils pour un voyage en toute tranquillité

TripAfrique vous recommandera quelques dispositions à prendre au départ de la gare routière d’Adjamé. Si vous souhaitez vous rendre à Lomé sachez que le risque de barrages existe. Sur la route qui mène à Lomé, le risque de racket en territoire Ghanéen est réel, l’attente à la frontière est plus que probable et de nombreux barrages peuvent retarder votre arrivée. Surtout ne tentez pas le voyage sans en discuter avec TripAfrique.

Préparer son voyage en toute confiance, voilà ce que propose TripAfrique. En plus avoir recours à TripAfrique, c’est éviter les arnaques, les faux bons plans et autres.

Quoique l’on dise, le bus reste le moyen de transport idéal en Côte d’Ivoire et surtout à Abidjan, le moyen de transport le plus pratique. Avec les conseils de TripAfrique vous tirerez évidemment le meilleur parti de ce réseau qui dessert tout le district d’Abidjan.

Crédit image : capitalafrique.com, acturoutes.info, mondoblog.org, geocarrefour.revues.org,  ipsnews.net

La ville d’Abidjan : comment éviter les bouchons ?

La ville d’Abidjan est une agglomération d’environ 4.707.000 habitants qui s’étend sur une superficie de 442 km2. C’est l’une des villes les plus peuplées de l’Afrique de l’ouest, le réseau routier est en pleine expansion. Le trafic routier est dense et les moyens de déplacement tels que les mini cars et taxis transportent pour 19000 véhicules, 2.300.000 passagers par jours. Imaginez-vous ce que cela représente en terme de déplacement de population sur le territoire du district. Il est très fréquent de voir des embouteillages à certaines heures de la journée si bien qu’on se demande souvent comment éviter les bouchons ?

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Les déplacements des populations à l’intérieur des différentes communes d’Abidjan d’une part et d’autre part de celles qui viennent des villes environnantes voire du pays profond, rendent très souvent le trafic au niveau de la capitale économique très dense et difficile. En effet il n’est pas rare d’observer au cours de la circulation des embouteillages. Ces bouchons ne sont pas statiques, ils évoluent et changent de tronçon par moment. C’est un problème réel et commun à toutes les grandes métropoles mais comment le résoudre reste la question cruciale. Comme le disent souvent les ivoiriens « il n y a pas de problèmes sans solutions ».

Effectivement les embouteillages ne sont pas une fatalité on peut les éviter mais pour cela il faut poser le bon diagnostic. Pour mieux cerner le sujet il faut comprendre le fonctionnement de la circulation routière et connaître les acteurs mis en cause. A Abidjan par exemple nous avons dix communes de différentes densités et de géométries variables. Les populations y circulent toute la journée, les embouteillages sont fréquents et les facteurs mis en cause divergent d’une commune à une autre.

L’état du réseau routier dans la ville d’Abidjan

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C’est l’élément essentiel de la circulation sans lui il n’y a pas de déplacement. En côte d’ivoire, le réseau routier compte 82.000 km de routes interurbaines classées, dont 6.500 km de routes revêtues, et 4.000 km de voiries urbaines, en majorité concentrées à Abidjan. Même s’il a connu un retard accumulé d’investissement et d’entretien depuis plus d’une décennie, force est de constater qu’il est en pleine réhabilitation. En effet le déficit d’investissement dans ce secteur a créé une inadéquation entre le nombre de véhicules et le nombre de routes. Le parc automobile quand bien même vieillissant s’est accru au fil du temps contrairement à la voirie qui n’a pas assez évolué.

Le constat sur le terrain est qu’aux heures de pointes, sur les grandes artères et à des zones spécifiques telles que les carrefours, les ponts, les passages à niveaux et les gares routières, il y a des embouteillages. Ces bouchons ne sont dus à rien d’autre qu’au flux de véhicules cherchant tous à accéder ou partir d’un endroit au même moment. Par exemple à partir de 12 h UTC, sortir du Plateau cité administrative et centre des affaires est vraiment difficile. Plusieurs véhicules de particuliers mêlés au transport en commun quittent au même moment la commune en direction des quartiers périphériques. Dans l’après-midi c’est l’effet contraire et cela est amplifié par l’état de dégradation du pont Félix Houphouët Boigny.

C’est le même scénario au niveau du rond-point Akwaba dans la commune de Port-Bouët, le tronçon Marcory – Treichville par le boulevard Valérie Giscard d’Estaing et l’échangeur d’Agban sur l’axe Adjamé – Yopougon et Adjamé-Williamsville. Pour ces différents axes routiers les embouteillages sont dus la nécessité de réaménagement de certaines infrastructures. Effectivement le rond–point Akwaba de Port-Bouët ne répond plus au besoin des usagers de la route pas parce qu’il est dépassé, mais plutôt parce qu’il a besoin d’un aménagement pour faciliter la circulation.

Aux heures de descentes, de 4h de l’après-midi jusqu’aux environ 8h (UTC) du soir voire au delà, la circulation est au ralenti dans le sens Koumassi – Port-Bouët, c’est le même problème sous l’échangeur d’Agban dans la commune d’Adjamé. En effet la bretelle menant à Williamsville et Abobo est devenue tellement exiguë pour les véhicules qu’à certaines heures, la circulation est à la limite de l’impossible. Cependant les embouteillages ne sont pas les seuls faits du réseau routier, il faut aussi considérer l’état des panneaux de signalisation routière.

L’état des panneaux de signalisation

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Ils sont à l’image du réseau routier, le manque d’entretien et de renouvellement de certains panneaux cause de nombreux désagréments. En effet les embouteillages à certains endroits de la ville d’Abidjan sont dus au mauvais fonctionnement ou à l’inexistence de panneaux de signalisation. Ceci est dû d’une part aux actes de vandalismes des riverains et d’autre part aux vols savamment orchestrés par les artisans qui les recyclent en marmites, fourneaux, bassines, et ustensiles de cuisines, pour le bonheur des dames et le malheur des conducteurs. Les indications sur le réseau routier sont rares, du fait de  l’absence des panneaux de signalisation. Ils ont presque totalement disparu des accotements dans la plupart des communes d’Abidjan.

Le déficit de ces moyens de signalisation est un gros handicap pour la fluidité routière en ce sens que la route obéit à une codification que seuls les panneaux permettent de signaler aux usagers, d’où l’emploi de l’expression panneau de signalisation. A cela s’ajoute la dépendance des feux tricolores du réseau électrique général, les coupures d’électricité par moment créées de grands bouchons dus au non-respect des règles de priorité en pareille circonstance. En 2014, un programme judicieux de réhabilitation de 500 panneaux de signalisations routières avait été mis en place par la mairie du Plateau.

Il prévoyait 300 panneaux d’adressages, de signalisation horizontale sur la chaussée (bandes blanches continues et discontinues, passages cloutés) ainsi que de police (stop, sens interdit, danger particulier, passage à niveau, etc.). L’année dernière le gouvernement ivoirien à travers son premier ministre a lancé un programme de réhabilitation de la signalisation sur la ville d’Abidjan, cela concerne 57 intersections et comprend la signalisation de direction, la signalisation de police, la signalisation horizontale ainsi que l’aménagement des points singuliers (passages piétons), cela fait partir du deuxième contrat de désendettement et de développement (C2D) qui coûtera 3.5 milliards de FCFA. En dehors des panneaux, il existe un autre facteur très important, il s’agit du facteur humain.

La ville d’Abidjan : le facteur humain

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C’est le plus important en ce sens qu’il est au cœur même du dispositif. En effet le facteur humain occupe une place de choix et son action est non négligeable dans le bon fonctionnement du réseau routier. Les embouteillages sont dus en grande partie aussi à l’incivisme des conducteurs. Dans la ville d’Abidjan on a affaire à deux catégories de conducteurs, il y a d’un côté les bons et de l’autre les mauvais. Les bons conducteurs sont pour la plupart du temps ceux des véhicules personnels, des véhicules de représentation diplomatique et de l’administration ivoirienne.

A ceux-ci s’ajoute aussi les conducteurs des autocars de transport des sociétés telles que les banques, les hôtels, les compagnies aéroportuaires et portuaires, la SOTRA, etc. Les mauvais conducteurs sont les chauffeurs des taxis communément appelés wôrô-wôrô et ceux des mini cars (gbâkâ). Ce sont les plus indisciplinés du réseau routier, ils sont non seulement à la base de nombreux embouteillages mais aussi de plusieurs accidents de la circulation. Ces chauffards ont presque réinventé le code de la route, ils ont horreur des ralentissements et parfois pour contourner cela, ils amplifient l’effet jusqu’à créer un véritable bouchon. Il n’est pas rare de les voir griller les feux tricolores, rouler en sens inverse, rouler des fois sur le trottoir et tenter des dépassements risqués voire impossible.

C’est encore plus grave quand les feux tricolores ne fonctionnent pas, même les règles élémentaires de conduites, à savoir les cas de priorités de la grande circulation, de priorité à droite, de céder le passage et de courtoisie sont foulées aux pieds par ces anarchistes des temps modernes. Les accidents de la circulation occasionnés par ces mauvaises conduites, sont aussi à la base des embouteillages. Les statistiques 2015 de l’office de la sécurité routière (OSER) montre que 94% des accidents est dû au facteur humain (conducteurs ou usagers) et 6% sont imputables aux autres facteurs comme le mauvais état des routes et aussi des véhicules. Après ces diagnostics non exhaustifs quelles sont les solutions pour éviter les bouchons ?

Les solutions pour éviter les bouchons dans la ville d’Abidjan

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En la matière il n y a pas de solution miracle, cela passe forcément par la résolution des différents problèmes évoqués plus haut. En effet l’Etat de Côte d’Ivoire a trouvé un début de solutions à ces embouteillages interminables de la ville d’Abidjan. Il a lancé un vaste programme de réhabilitation de la voirie urbaine qui a vu la construction d’échangeurs, de ronds-points, des voies de déviation et de rattrapage et aussi du pont à péage, dans la commune de Cocody. A cela s’est ajoutée la réfection des feux tricolores avec l’arrivée des feux intelligents dans le paysage routier. Ce sont des feux numériques qui décomptent le nombre de secondes qui s’écoule entre les différents couleurs des feux tricolores et ordonnent aux piétons de traverser la route. Les panneaux de signalisations ne sont pas restés en marge de la réhabilitation et de la rénovation, plusieurs ouvrages ont été pris en compte dans ce vaste chantier.

Pour ce qui concerne l’incivisme de certains usagers du secteur routier, une mesure visant à instaurer les permis à points, est en instance d’étude. Un permis à points est un permis qui est constitué d’un capital de points qui le rend valable. A chaque infraction au code de la route, un agent des forces de l’ordre vous informe du principe et des points vous sont retirés, si le total cumulé des points retirés dépasse la limite autorisée, votre permis vous est retiré. En somme, ce sont autant de mesures qui visent à sanctionner sévèrement les contrevenants afin de leur inculquer une bonne habitude en matière de conduite. Enfin pour que tout cela fonctionne il faut que tout le monde s’implique dans l’observation et la pratique des solutions proposées.

Les solutions TripAfrique pour éviter les embouteillages

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Comment le dit le proverbe « mieux vaut prévenir que guérir », à défaut donc de venir totalement à bout des bouchons, la meilleure solution reste de les anticiper. En effet les heures des embouteillages étant connues et les différentes zones étant ciblées à l’avance, il reste à trouver des méthodes efficaces pour les contourner, c’est l’une des solutions que TripAfrique propose à travers sa plateforme en ligne. Avec cette compagnie vous avez droit par exemple à la réservation et à l’achat de ticket en ligne. C’est une stratégie qui vous évite le déplacement et donc les embouteillages. En plus elle vous permet de gagner en temps et d’économiser. Une autre solution est d’éviter les trajets inutiles dans les gares routières à la recherche de compagnie de transports fiables et professionnelles.

TripAfrique vous met directement en contact avec les meilleures compagnies de la place pour vous permettre d’effectuer un voyage paisible et dans de bonnes conditions. Les solutions de TripAfrique sont multiples adhérez tout simplement à sa plate-forme et vous y trouverez toute une panoplie de méthodes innovantes pour vous simplifier la vie.

Crédit image : wikipédia