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Bouaké : la découverte avec TripAfrique

Bouaké a été révélée grâce aux échanges et traités commerciaux au 19ème siècle avec l’arrivée de Samory Touré dans cette ville. Les échanges concernaient surtout l’or, les objets d’arts potiers, les pagnes tissés de grande valeur, le tabac et l’indigo. A partir de 1913, elle va connaître son essor avec la construction du chemin de fer et l’arrivée du premier train. Le chemin de fer va favoriser le transport des marchandises entre le nord et le sud de la Côte d’Ivoire, puis du centre de la Côte d’Ivoire vers les autres pays limitrophes du nord (Burkina, mali, guinée).

Partons à la découverte de Bouaké avec TripAfrique. Désormais, vos séjours dans la ville ne seront plus ennuyeux. Vous saurez ainsi quoi faire à Bouaké si vous êtes de passage.

Tripafrique vous fait découvrir les métiers d’art à Bouaké

La ville de Bouaké compte plus de 1 500 000 habitants. Nous avons plusieurs sites touristiques et danses traditionnelles à Bouaké.

Les teinturières de Dar Es Salam

Entre les quartiers populaires Dar es Salam et Djambrou, se trouve de talentueuses teinturières. Leur activité est la teinture végétale à l’indigo. Ce sont des expertes dans l’art de la teinture.

Ce savoir-faire importé du Mali, regroupe plusieurs femmes Malinké. La teinte de tissus est obtenue à l’aide des feuilles de l’indigotier. Les feuilles de l’indigotier, cueillies sont séchées et conservées. Ensuite elles sont bouillies dans de l’eau de potasse.  Les teinturières les laissent reposer plusieurs jours pour permettre leur fermentation. Après plusieurs jours, le produit de teinture est prêt. Les femmes, en fonction de la teinte désirée plongent les tissus dans l’indigo une ou plusieurs fois sur plusieurs jours. A savoir que plus un tissu est plongé et plus sa couleur devient progressivement foncée.

L’exposition du tissu teint à l’air va donner une autre teinte plus bleue au tissu.

C’est l’activité principale des femmes de Dar es Salam et Djambrou. Les commerçants(grossistes) viennent de toute la Côte d’Ivoire pour s’y approvisionner. Les prix des tissus teints à l’indigo varient en fonction des teintes, et aussi en fonction de la qualité du tissu. Ils vont d’un minimum de 2000 FCFA le tissu et au-delà.

Les potières de Tanou Sakassou

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Le village de Tanou-Sakassou situé à 10 minutes de Bouaké sur l’axe Bouaké-M’Bahiakro est très célèbre grâce à ses potières et à leur travail.

Au sein du village sont exposées les œuvres d’arts des potières. Des pots en terre cuite de toutes tailles. Certaines sont réservées à la décoration, d’autres servent à la cuisine. D’autres encore servent à des rites culturels.

Ces pots de forme globulaire sont façonnés et cuits de manière traditionnelle à l’aide de feu de bois. D’abord les femmes sélectionnent elles-mêmes dans les carrières la qualité d’argile à utiliser. Elles le mettent en forme et y font des dessins d’art. Après avoir donné la forme souhaitée à l’argile, les femmes vont procéder à la pré-cuisson, ensuite à la cuisson du pot. Enfin, elles vont le passer dans une décoction d’écorce d’anacardier pour le faire briller. On reconnaît le pot cuit au son qu’il fait lorsqu’on tape dessus.

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Les forgerons de Djambrou

Vous verrez dans ce quartier le travail de la forge. Les hommes, les uns aussi robustes que les autres battent le fer. Ici, on vit en communauté, ils sont comme une famille et travaillent tous ensemble pour le succès de ce village de forgerons. Bien que chacun ait son atelier, on peut s’entraider en cas de besoin.

Le feu ardent ainsi que le travail du fer n’ont plus de secret pour eux. Ils fabriquent entre autres des dabas, des brouettes, des marmites, des lances…Il faut dire que leur métier est très important pour le monde agricole. En effet n’ayant pas les moyens de s’offrir les machines pour le labour des champs, les agriculteurs achètent à moindre prix des objets pour les travaux champêtres. Nous avons rencontré Drissa qui nous explique comment il est entré dans le travail de la forge. Selon lui, ce métier se transmet de père en fils. Les enfants des forgerons apprennent dès l’âge de 7 ans à côtoyer la forge. Ils sont ceux qui font les petites courses, aident leurs parents dans le travail.

En grandissant au milieu des forgerons, ces derniers deviennent des jeunes très talentueux. Ils ont à leur avantage la connaissance du monde moderne qu’ils fréquentent contrairement à leurs pères trop occupés à battre le fer. Ainsi donc, ces jeunes essaient tant bien que mal d’apporter de nouveaux modèles à leurs fabrications. Cependant il faut dire qu’ici le métier de forge reste traditionnel. Les équipements et les techniques sont restées traditionnels. Ils gardent les techniques traditionnelles dans le traitement du métal et les respectent scrupuleusement. C’est surement ce qui leur permet de fournir des objets de haute qualité très appréciés.

Leurs finitions sont également bien faites. Ils utilisent de belles couches et des couleurs chatoyantes qui donnent un air artistique à leurs objets. Vous pouvez leur commander n’importe quel objet en fer, vous êtes sûr d’avoir du travail bien fait. En effet, leurs clients viennent des régions environnantes et même des pays limitrophes pour s’approvisionner. Le fer forgé est de meilleure qualité et d’un prix raisonnable avec ces artisans. Si vous êtes sur Bouaké, le quartier des forgerons est un passage obligatoire. C’est un monde à part, une ambiance différente et surtout très intéressante surtout dans les forges.

Les sites touristiques à visiter à Bouaké et aux alentours

La cathédrale Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

Elle est située au centre-ville, au quartier commerce de Bouaké.

La cathédrale est le siège de l’archidiocèse de Bouaké. Elle a été créée le 17 mai 1951 et érigée en diocèse le 14 septembre 1955. Elle est un édifice religieux important en Côte d’Ivoire. La cathédrale dédiée à Sainte Thérèse, accueille chaque année des milliers de pèlerins. Jadis, étudiante à Bouaké, j’aimais beaucoup faire mes messes dans cette cathédrale. Ils ont des chœurs exceptionnels. Les chœurs sont en Baoulé (langue du terroir) en Burkinabè ou en Français. Je me souviens également de ce vieux prêtre blanc qui faisait ses homélies en Baoulé. Il maîtrisait parfaitement le Baoulé, au point de donner même des proverbes profonds en Baoulé à chaque homélie pour le coller à l’évangile du jour. Je ne me souviens pas du tout de son nom, j’ai vraiment apprécié ce prêtre qui s’est fondu dans la culture de ses paroissiens. A la cathédrale Sainte Thérèse, vous avez maintenant des messes en Anglais.

La grande Mosquée de Bouaké

Bouake-decouverte-avec-TripAfrique-mosquee-bouake-source-fatom-org

Située au quartier Sokoura, la grande mosquée de Bouaké est la plus vieille de toutes les mosquées. Elle date de 1889, année de sa construction. La grande mosquée de Bouaké a été réhabilitée. Ce qui lui permet d’avoir un bel édifice vu de l’extérieur comme de l’intérieur. L’actuel imam de la mosquée est El Hadj Touré Bajawari.

La grande Mosquée de Bouaké-source-Fatom.org

Le Monastère des Bénédictins Sainte Marie

Bouake-decouverte-avec-Tripafrique-Monastere-des-Benedictins-Ste-Marie-a-Bouake-Source-benedictinsdeBouake.com

Il appartient aux bénédictins qui sont des moines contemplatifs. Le monastère a été créé en 1960 par des moines toumlilline venant du Maroc. Il est le seul monastère masculin en Côte d’Ivoire. Les prières se font 7 fois par jour.

Dans ce monastère, c’est le recueillement total. Le visiteur est invité à respecter l’ordre, le calme, le silence qui sont des principes sacro saints pour ces moines. Vous pouvez vous y rendre pour effectuer des retraites spirituelles. Que ce soit en groupe ou individuellement.

Les moines développent plusieurs activités qui les occupent en dehors de la prière et leur permet de s’auto-financer. Ils font l’élevage, la culture du Morenga, la couture des vêtements de moines. Ils fabriquent également de la confiture. Vous pouvez passer une journée dans ce monastère pour vivre la quiétude, le calme loin des bruits de la ville. Vous pouvez entre autres vous documenter dans leur bibliothèque.

N’Zi River Lodge

Bouake-decouverte-avec-TripAfrique-Bungalow-haut-standing-du-parc-national-Nzi-River- lodge-source-fatom.org

Située à Brobo – 45 km de Bouaké et à 445 km d’Abidjan, cette réserve naturelle Nzi est de plus en plus appelée le Nzi river lodge, nom des bungalows installés dans ce parc. Il s’étend sur 8000 ha. Il est un parc de la restauration de la faune et de la flore en voie de disparition dans cette partie de la Côte d’Ivoire. Ce parc animalier est traversé par un lac artificiel contenant une diversité de poissons. La faune comprend entre autres, les phacochères, les céphalophes, les hippopotames. Sa flore est également diversifiée entres les grands arbres des zones forestières et ceux de la savane. On y trouve multiples espèces d’arbres de grandes valeurs et de plusieurs centaines d’années. Vous avez entre autres l’Iroko, les acacias, les karités… Ce parc est aux abords du fleuve Nzi d’où il tire son nom.

Au sein de ce parc, se trouve de superbes bungalows construits pour les visiteurs. Ne partez pas tout de suite. Faites une pause, passez-y la nuit et vous serez enchanté de renouer avec la beauté de ce parc sauvage.

III- Les danses traditionnelles légendaires

Danse du Goli à Bendekouassikro

La danse du Goli en pays Baoulé-source-laguneinfo.net

La danse du Goli est une danse de masque. Le Goli en effet est un masque traditionnel en pays baoulé.

Vous le trouverez dans tous les villages baoulés, que ce soit à Bouaké ou dans les autres villes du centre. C’est une danse traditionnelle qui a survécu au temps. Jadis, ce masque ne devait pas être vu par les femmes. Ne pouvaient assister ou participer à cette danse que les hommes. La danse du Goli est devenue très populaire. Elle s’exporte même en Europe à la demande des Ivoiriens de la diaspora. Ceux-ci organisent des spectacles pour promouvoir la culture du masque Goli et tout le mysticisme entourant cette danse. Venez à Bouaké voir les masques Goli danser au son des Tam Tams et de rythmes endiablés. Venez voir cette danse traditionnelle de réjouissance à Bendekouassikro .

Les danseuses d’Adjanou

Bouake-decouverte-avec- TripAfrique-La-danse-du-goli-source-laguneinfo.net

Vous avez sûrement entendu parler de l’Adjanou. Tout comme le Goli, l’Adjanou est une danse traditionnelle en pays baoulé. Elle est exécutée par des mamans, dans la nuit.  A l’origine, ces mamans dansaient quasiment nues. Elles faisaient cette danse lorsqu’un malheur planait sur le village. Elles le dansaient donc pour éradiquer le mauvais sort. Elles dansent donc dépouillées de tout. Une façon d’exprimer à leurs fétiches qu’elles ne sont rien, qu’elles ne possèdent rien. Elles demandent donc la clémence de leurs fétiches pour qu’ils éloignent le mauvais sort de leur village, de leurs familles respectives. Avec la modernisation, la danse Adjanou s’est elle aussi modernisée en ville. Les femmes attachent un morceau de pagne blanc à la taille, font le tour des quartiers en chantant et en dansant en chœur. Mais l’Adjanou traditionnel en tenue d’Eve se fait toujours dans certains villages dans la nuit noire par des initiées comme au temps jadis.

Conclusion

De passage en Côte d’Ivoire, passez à Bouaké voir toutes ses attractions. Avec TripAfrique, faites votre réservation de tickets en un clin d’oeil. Pas besoin d’attendre plusieurs heures dans une gare avant de voyager. Cette compagnie d’achats de tickets en ligne est affiliée à plusieurs compagnies de transports sur Bouaké. TripAfrique offre parfois (en cas de promotions) des tickets à prix réduits, plus bas que ceux proposés dans les gares. Alors pourquoi attendre. N’oubliez pas de partager votre expérience sur Bouaké avec nous.

Crédit image : fatom.org

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