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Abidjan ville : Comment se déplacer dans ce labyrinthe

Les Abidjanais perdent énormément de temps dans les embouteillages, malgré l’ouverture du 3em pont qui date de 2014. Pour un touriste qui arrive à Abidjan Ville : comment se déplacer dans ce labyrinthe est une question légitime.

Sachez quand même qu’en parallèle du réseau routier, se développe le transport par bateau-bus. Pour les automobilistes comme pour les voyageurs qui utilisent les transports en commun ou les taxis, se déplacer dans Abidjan reste un véritable cauchemar. Il existe certes des voies de contournement et un plan de circulation a été élaboré par le gouvernement. Malgré ces mesures, les embouteillages sont légion dans toutes les communes de la ville.

Les goulets d’engorgement les plus connus des Abidjanais : En premier citons le trajet qui va du boulevard du Général-de-Gaulle, à Adjamé.En second celui qui va des Martyrs, à Cocody, et qui passe par le grand boulevard de Yopougon pour terminer à Marcory dans le célébrissime boulevard Valéry-Giscard-d ’Estaing, bref les Abidjanais vivent en permanence dans les embouteillages.

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Abidjan ville : son histoire pour mieux comprendre

L’aménagement urbain de la ville d’Abidjan est très récent, en effet c’est en 1993 que la ville d’Abidjan décide de mettre en place une vraie cartographie et ainsi nommer officiellement les différents quartiers de la métropole qui abrite plus de 2 millions d’habitants.

Avant 1993, il y avait effectivement des découpages officiels de la ville d’Abidjan qui existaient, les districts, arrondissements et délégations organisaient ainsi Abidjan depuis 1960 (date de l’indépendance) en plusieurs circonscriptions, policière, administrative et politique.

Les arrondissements correspondaient à l’époque à de vastes ensembles, à l’image du Plateau, de Treichville, ou d’Adjamé. On en comptait ainsi 8 en 1967 et 12 en 1978.

Ces arrondissements sont à la base du découpage des dix communes autonomes que l’on connait aujourd’hui. Les unités administratives pour l’organisation de la gestion de la ville datent de 1978 : Abobo, Adjamé, Attécoubé, Cocody, Koumassi, Le Plateau, Marcory, Port-Bouët, Treichville et Yopougon et depuis 1996 on a ajouté la commune d’Anyama.

Difficile aussi de s’y retrouver pour un touriste, car au niveau de la construction urbaine, Abidjan est aussi un ensemble particulièrement compliqué et varié, fait tout à la fois de l’évolution de la population et de la volonté du pouvoir, d’aménager massivement, rapidement et continuellement la ville.

Quand on regarde de plus près la liste officielle des noms des différents quartiers d’Abidjan, on comprend vite que le développement de cet espace urbain a été construit en tenant compte du contexte historique, urbanistique, sociologique et ethnographique de la ville.

Nommer et lister les quartiers à Abidjan ville

L’acte de traçage des frontières des quartiers, celui de leur nomination officielle et de la parution de la liste des noms ont été fait simultanément à Abidjan. Il était en effet impératif d’aménager la ville, de borner les espaces urbains et d’en dresser une carte, c’est ce qu’ont fait les urbanistes, ils ont nommés et constitué une liste.

Cette idée de quartier est aujourd’hui utilisée aussi bien par les urbanistes, les pouvoirs publics et aussi les usagers à Abidjan ville. Le terme de quartier à Abidjan est à la fois un système de repérage dans la ville mais aussi une subdivision en territoires plus petits. Le quartier comme partout est une division administrative qui sert à se repérer, mais pour les Abidjanais c’est aussi une identité de référence du lieu. Et là le mot quartier prend une autre signification, ensemble des habitants du voisinage.

Souvent les jeunes Abidjanais baptisent leur quartier avec des noms qu’ils choisissent eux-mêmes. Prenons l’exemple du quartier baptisé par les autorités Yopougon sicogi, les jeunes habitants ont décidé, pour être plus précis et se donner une identité de le décomposer en plusieurs sous-quartiers : California, Katmandou, Las Vegas, Vatican, etc, qui ne sont pas officiels. Ces sous-quartiers sont bien connus des chauffeurs de taxi, ce qui permet donc d’être plus précis dans le choix de sa destination.

Il est évident que les quartiers restés sans nom, donnent l’impression aux populations qui y vivent d’une non-reconnaissance officielle, dont souffrent souvent les populations les plus pauvres et c’est pour cette raison qu’elles font preuve d’imagination pour trouver des noms.

Vous avez par exemple à Abidjan ce quartier pauvre qui a pris le nom de Washington : tout le monde connaît ce quartier, quoiqu’il ne soit pas reconnu officiellement.

Abidjan ville : la liste des quartier

A Abidjan ville à l’instar de beaucoup d’autres villes de l’Afrique de l’Ouest, il n’y a pas encore un adressage exhaustif des noms de rues et de quartiers, ce qui explique aussi pourquoi les populations baptisent certains quartiers au gré de leur envie. Des noms de rues existent évidemment à Abidjan, surtout dans les quartiers les plus anciens, mais à part pour les grands axes, ils sont rarement utilisés.

Pour cette raison, les déplacements dans ce labyrinthe Abidjanais sont complexes. Les Abidjanais eux, se repèrent plutôt en fonction des édifices, des commerces et des lieux remarquables dont les dénominations dans l’usage ont supplanté les noms officiels. C’est en cela que Tripafrique vous sera d’un grand recours, en effet avant de partir vous connaîtrez l’Abidjan des Abidjanais, c’est-à-dire que vous pourrez parler le même langage que les chauffeurs de taxi.

Avant que les pouvoirs publics reprennent les choses en main, les noms des quartiers avaient été créés par les habitants, mais le fait d’officialiser la liste des noms a eu pour effet de stabiliser la nomination et le découpage dans l’espace restreint du tissu de la ville. 

Abidjan ville : les noms des quartiers

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Les noms des quartiers peuvent être constitués de différentes manières, à partir d’un nom de lieu en langue africaine ou des noms communs de lieux. Par exemple le nom d’un lieu, d’un espace couvrant l’ensemble d’un quartier : Cité des arts, Zone industrielle, Quartier santé nord …

Un lieu caractérisé par des monuments connus de tous : La Gare, Hôtel du Centre, Notre-Dame, Les Anges noirs … Ou encore d’autres lieux caractéristiques des quartiers : Les Ambassades, Quartier des éleveurs, Les Antennes, Belle Rive, Deux plateaux, Ananeraie …

Quand on voyage un peu dans Abidjan, on découvre des noms de quartiers, de secteurs ou de communes très curieux et qui en disent long sur leur origine : Cocody Dallas, qui contrairement à ce que l’on pense ne se trouve pas sur la commune de Cocody, mais à d’Adjamé.

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Les noms des villages

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Le village ébrié, ancien Cocody (Adjamé Ébrié), se situe lui à Adjamé, ce qui est drôle c’est qu’il mentionne à la fois Adjamé et Cocody.

Dans le même ordre d’idées, on a un ancien Koumassi, ce village ne se trouve pas à Koumassi, mais à Marcory, par contre Koumassi village se trouve lui à Koumassi. Citons encore ces 2 Port Bouët qui eux se situent à Koumassi et à Yopougon et non à Port-Bouët ou encore Adjamé compensation localisé à Cocody et non à Adjamé.

Un dernier, le village de Petit Bassam ne se situe pas dans l’île de Petit-Bassam mais à Port-Bouët. Pour éviter de se perdre dans ce labyrinthe, encore une fois les conseils de TripAfrique vous ferons gagner du temps et aussi de l’argent en évitant les malentendus.

Historiquement, beaucoup de noms de villages ébrié ont servi à la dénomination d’autres village. Par exemple le village de Koumassi (qui est à Marcory) a servi à baptiser la commune de Koumassi. On a aussi l’effet inverse, le village de Petit-Bassam lui a donné son nom à l’île qui est en face.

D’autres exemples : le village ébrié d’Anoumabo, qui à l’origine était sur le Plateau a été transféré sur l’île de Petit-Bassam, il désignait un secteur de l’île, puis ensuite, il s’est déplacé de Treichville à Marcory. Après qu’Anoumabo soit débaptisé et devienne Treichville.

C’est la ségrégation durant la période coloniale qui est à l’origine du déplacement de plusieurs villages ébrié par exemple : Anoumabo, Locodjro et Santé.

Nous l’avons signalé plus haut, les mouvements et déplacements de populations (les plus précaires) : Ébrié, Akyé ont donné naissance à d’autres quartiers comme ceux de Port-Bouët II par exemple, qui viennent de Port Bouët et on les retrouve à Yopougon et à Koumassi. Les quartiers les plus pauvres, eux ne sont pas nommés et n’apparaissent sur aucune carte. Par exemple citons au hasard les quartiers de Chicago et de Cocody Dallas. Ces types de nomination sont toujours d’origine populaire et souvent baptisés par les jeunes des quartiers.

Ce mode de dénomination n’est pas propre à Abidjan ville, et ce sont souvent les jeunes des quartiers qui donnent des noms aux sous-quartiers.

Et demain …

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Après ce petit retour dans le temps qui vous aidera je l’espère à mieux comprendre certaines appellations de rues, villages ou quartiers, quid de la circulation ?

L’ouverture du troisième pont sur la lagune, inauguré en 2014, ne résout que ponctuellement le fléau des embouteillages. Le pont à péage Henri-Konan-Bédié facilite tout de même la circulation et permet de désengorger les ponts Charles-de-Gaulle et Houphouët-Boigny, ce pont effectue la liaison entre Cocody, quartier de La Riviera, à Marcory.

L’ouvrage construit par la société française Bouygues est long de 1,5 km et composé de 2 fois 3 voies et pas moins de 21 guichets de péage, la prolongation au nord se fait par 2,7 km de route en 2 fois 2 voies qui mènent jusqu’au boulevard Mitterrand et au sud, à Marcory, par 2 km en 2 fois 3 voies jusqu’au boulevard Valéry Giscard d’Estaing.

Aujourd’hui pour se déplacer plus facilement et plus rapidement, les Abidjanais attendent beaucoup de l’amélioration du réseau des bateaux-bus et aussi sur le futur train urbain tant espéré qu’attendu.

La première tranche des travaux concerne presque 40 km de voies ferrées entre Anyama et l’aéroport en traversant et desservant le centre d’Abidjan et la zone sud.

Ce tronçon, passera par les anciennes voies de la Sitarail, et si tout se passe comme prévu, la mise en service aura lieu au plus tard en 2017.

Ensuite, une extension reliera Yopougon. L’amplitude prévue (de 5 heures à 22 heures, sept jours sur sept), permettra à ce train urbain d’Abidjan de transporter plus de 300 000 passagers par jour.

C’est vraiment la fin de ce chantier qui permettra aux abidjanais de se déplacer rapidement, et donnera à Abidjan ville la figure des grandes métropoles occidentales.

Conclusion TripAfrique

Vous l’aurez compris comme dans beaucoup de villes africaines TripAfrique connait parfaitement les us et les coutumes et saura donc vous trouver la meilleure solution pour vos déplacements. Abidjan la ville : comment se déplacer dans ce labyrinthe ?

Par sa connaissance du tissu local, TripAfrique est actuellement le site de référence pour réussir son voyage et ses déplacements dans Abidjan. Le labyrinthe en question est constitué de villages, quartiers, sous-quartiers, rues… Et les indications pour s’y rendre ne sont pas toujours celles que l’on pense. TripAfrique est vraiment le partenaire de confiance pour réussir à coup sûr votre séjour !

Crédit image : lemonde.fr, lemonde.fr, fmfan.ru, news.abidjan.net, ici.radio-canada.ca, titrologie.imatin.net

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